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Se baigner dans de l’eau glacée par la méthode Wim Hof avec Damien Eissen

Dans cette vidéo, on fait une rapide présentation de la méthode Wim Hof qui permet à tout un chacun de se baigner dans de l’eau glacée entre autre. Mais cette méthode permet bien d’autres choses comme l’illustre la photo ci-dessous avec Wim Hof.
methode wim hof

Effectivement, la méthode Wim Hof est un ensemble de techniques développées pendant plus de 30 ans par Wim Eric Hof, un hollandais de 59 ans.

Celle-ci s’articule autour de trois piliers :
– la respiration
– la concentration
– l’exposition au froid

La puissance combinée de ces trois éléments a permis à Wim de combattre la dépression et de réaliser de nombreux exploits auparavant inimaginables !

Il a notamment couru un semi-marathon au-dessus du cercle arctique, ne portant rien de plus qu’un simple short. Il s’est prouvé être capable de rester immergé dans un bain de glaçons pendant presque 2 heures, également de courir un marathon dans le désert de Namibie sans boire une seule goutte d’eau.

La vidéo de l’interview avec Damien Eissen a été tournée le 4 Novembre 2019 dans les environs de Strasbourg dans la matinée.

Présentation de Damien Eissen : Coach en développement personnel, instructeur niv 2 de la méthode Wim Hof, professeur de Yoga certifié Yogaworks, professeur d’acroyoga certifié AcroYoga International et thérapeute en thaï yoga massage. Fondateur du Primal Bloom et du groupe Ice Yoga Alsace.
Lien du site : https://www.primalbloom.fr/

00:12 Question N°1 : Présentation de la méthode Wim Hof
04:10 Question N°2 : Description de la technique de respiration de la méthode Wim Hof
06:05 Question N°3 : Qu’est-ce que cette méthode a changé dans le quotidien de Damien Eissen ?
08:10 Question N°4 : Quels sont les bienfaits de la méthode qui reviennent le plus parmi toutes les personnes qui ont fait la méthode Wim Hof avec Damien Eissen ?
10:14 Question N°5 : Quel rapport entretient Damien Eissen avec l’eau ?

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Lien entre l’eau et la douleur avec le Dr Marc-François Payà

Dans cette vidéo, nous faisons le lien entre l’eau et la douleur avec le Dr Marc-François Payà, médecin spécialiste de la douleur.

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Présentation de Marc-François Payà : Docteur en médecine de l’université de Montpellier, membre de l’Académie des Sciences de New York, membre de l’association internationale d’étude et de traitement de la douleur et membre de l’association Francesca da Dor, il est aussi directeur médical des Laboratoires Quinton.

Voici les questions qui ont été posées au Dr Marc-François Payà

00:09 Question N°1 : Quel est le lien entre l’eau et la douleur ?
03:33 Question N°2 : Comment réagissent vos patients à une prescription d’eau de mer ?
06:00 Question N°3 : Quelle est votre utilisation quotidienne de l’eau de mer ?
08:22 Question N°4 : Comment avez-vous découvert les vertus de l’eau de mer ?

 

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Alimentation, revenu, médicaments… que révèle l’eau de vos toilettes

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Des scientifiques ont analysé les eaux des stations d’épuration. Les chercheurs peuvent en déduire votre niveau de revenu, mais aussi si vous êtes divorcé, manager ou peu diplômé.

Une équipe de scientifiques de l’université du Queensland et de l’Institut de recherche norvégien de l’eau a prélevé quotidiennement durant une semaine des échantillons d’eau usée provenant de 22 stations d’épuration australiennes représentant 21 % de la population. En étudiant les biomarqueurs présents, ils arrivent à déterminer la catégorie socioprofessionnelle, le revenu des personnes mais aussi leur situation familiale.

L’étude publiée dans la revue PNAS et relayée par Futurama Santé, s’intéresse principalement à 43 marqueurs chimiques, qu’ils ont croisés avec les données socio-économiques issues du recensement, comme l’âge, le niveau d’éducation et de revenu, le taux d’emploi ou la qualité du logement.

L’alimentation

Les personnes qui évacuent davantage de vitamine B ont des revenus plus aisés car ils ont une alimentation très diversifiée. Les cadres consomment davantage de fibres que les autres, ce qui veut dire qu’ils mangent plus de fruits et légumes que les personnes gagnant moins. Le sucre ou les substances alternatives comme l’ucralose, l’acésulfame ou la saccharine, sont présents chez l’ensemble de la population.

Les médicaments et la santé

Concernant la santé des différences marquées sont mises en évidence. L’ensemble des Australiens se soignent ou se droguent pour certains avec des opioïdes, qui sont des antidouleurs. Cependant dans cette catégorie, deux médicaments se démarquent. La morphine est plus utilisée par les personnes âgées, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’elles sont plus touchées par les maladies chroniques. Le Tramadol est lui plus utilisé par les ouvriers qui sont davantage soumis aux douleurs à cause de leurs professions souvent physiques.

Les antidépresseurs sont nettement plus utilisés par les personnes dites défavorisées. Mais certaines molécules sont plébiscitées en fonction de la situation familiale. Ainsi, les personnes seules et divorcées prennent du citalopram, les ouvriers de la venlafaxine et l’amitriptyline chez les personnes ayant suivi des études supérieures. Les chercheurs n’arrivent pas à expliquer pourquoi les cadres ont une forte consommation de cetirizine, un antiallergique utilisé contre les rhinites allergiques et l’urticaire. Ils émettent l’hypothèse qu’elle serait due à la présence d’animaux ou d’arbustes dans le jardin.

Pour la suite de l’article cliquez ici: https://www.lest-eclair.fr/id103179/article/2019-10-22/leau-de-vos-toilettes-devoile-votre-niveau-de-vie

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Se soigner avec l’eau : la merveille oubliée

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous êtes en pleine campagne, à observer un étourneau, un merle ou un renard et soudain, stupeur !
Voilà que débarquent des femmes aux larges chapeaux et à robes à frou-frou, assistées de messieurs en costume qui tirent sur leur montre à gousset.

Détail : ils ne portent ni chaussettes ni chaussures, foulant de leurs pieds nus l’herbe et les fourrages encore trempés par la rosée du matin. Et à en croire les grimaces qu’ils font, ça a l’air de picoter, leur manège…

Dementia medical concept

Vous allez me dire : « ce sont des échappés de l’asile, tout est sous contrôle… » !?

Pas du tout ! Il s’agit d’éminents curistes, venus à Worishöfen, Bavière, alias le village des « nudipédistes ».

C’est en effet là que vivait le célèbre abbé Sébastien Kneipp (1821 – 1897) [1], homme de foi soucieux de l’âme, mais aussi inventeur d’une méthode thérapeutique consistant à « agir sur la peau par l’eau froide et à déclencher, sous l’effet de cette excitation, des modifications dans l’irrigation sanguine de la peau et dans les parties profondes de l’organisme. »

La conviction de cet abbé naturopathe était que si des domaines localisés de l’organisme se voyaient influencés par « l’excitation de l’eau », le métabolisme général l’était aussi, l’élimination des déchets se faisait mieux, et le dynamisme augmentait.

Et il obtenait des résultats sensationnels.

Voilà pourquoi des centaines de curistes, parmi lesquels on trouvait l’élite de la bonne société d’antan, se retrouvaient (et se retrouvent encore) à marcher pieds nus dans les champs couverts de rosée, suivant ainsi les conseils de vitalisation de l’abbé. Au grand dam, il faut le dire, des paysans locaux, furieux de voir ainsi malmenées leurs cultures, par des pieds aussi illustres fussent-ils…

FAIRE SA CURE D’EAU…CHEZ SOI !

Je vous raconte cela car on parle souvent des bienfaits des cures thermales contre le mal de dos (douleurs lombaires notamment) [2]l’arthrose (genou et hanche notamment) [3], le surpoids [4], la fibromyalgie, l’anxiété ou la dépression [5] etc. Et c’est vrai qu’on ne peut que les recommander !

(…)

MAGIE DE L’EAU QUI SOIGNE !

Aujourd’hui, c’est vrai, nous avons tendance à croire que l’eau, « Ben…ça se boit, quoi ! ».

Mais pas seulement ! L’eau, c’est une splendide pharmacie qui offre une panoplie immense de soins, dont la marche nu pieds dans la rosée (et même dans la neige, en hiver) n’était que l’une des techniques que conseillait l’Abbé Kneipp à ses patients :

L’eau s’emploie aussi en compresses, en bains, en vapeurs, en « affusions » (voir plus loin), en lotions ou encore en emmaillottements. Et voici quelques-unes de ces techniques que pouvez utilisez chez vous :

    • Les lotions ou lavages (froids et chauds) qui se pratiquent le matin, immédiatement après le lever. Le Dr Oertel Bauer, un disciple de Kneipp, détaille dans son livre « La santé par les plantes » les effets de telles « excitations » :

Lorsque l’eau froide affecte la peau, les vaisseaux se contractent puis se dilatent ensuite, et la chaleur se dissipe vers l’extérieur jusqu’au moment où une certaine compensation est atteinte. Si de la chaleur se produit au-delà du besoin de compensation, une réaction thermique intervient qui conduit à la sudation. Le centre respiratoire, en tout cas, se trouve stimulé. Les inspirations énergiques sont ici caractéristiques ; et elles ont en retour un effet favorable sur la circulation et le métabolisme.

Si la peau prend une coloration bleuâtre, il s’agit d’une mauvaise réaction, et il convient d’interrompre le lavage. Egalement, il est important d’habituer progressivement le corps à l’excitation froide, en procédant à de petites applications partielles répétées.

Lorsqu’on fait une application d’eau chaude, il se produit une large dilatation vasculaire qui s’étend jusqu’aux vaisseaux profonds et entraîne toujours une chute de tension artérielle.
Toujours commencer par des lavages et des douches sur des parties éloignées du cœur, par exemple sur le pied ou la main.

La durée du lavage, de la lotion ou du bain froid ne doit pas excéder 2 à 3 minutes. Aux personnes qui « ne sont pas en possession d’une montre », l’abbé Kneipp conseillait pour s’y retrouver malgré tout, de « compter deux Pater (Notre-Père) pour une minute »…Soit six Pater au maximum.

    • Les applications ou compresses, laissées en place une demi-heure à une heure : froide, elles agissent « dans les maladies des organes digestifs et dans les affections d’origine cardiaques» ; chaudes, elles sont utiles en cas de gastro-entérites, maladies des reins, douleurs articulaires, asthme, bronchites. On recouvre la partie à traiter d’un morceau de toile mouillée, recouvert par une autre toile, sèche cette fois, puis d’une étoffe de laine.
      • Les enveloppements: il s’agit d’une technique proche de celle de l’application, à ceci près que la durée peut aller jusqu’à deux heures. « On les utilise pour obtenir la désagrégation et l’élimination intenses d’éléments malsains, ou bien une dérivation (c’est le cas notamment pour les enveloppements des pieds »). La couche de vapeur d’eau qui se forme dans l’enveloppement et entoure la peau calme les nerfs et diminue la douleur. Elle permet aussi de dilater les pores et les ouvertures des glandes sudoripares : la peau « rejette alors énergiquement les déchets ».

(…)

Retrouvez l’intégralité de l’article ici : https://www.directe-sante.com/se-soigner-avec-leau/

 

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La biologie numérique avec Emmanuel Carrière

« Les possibilités d’entrevoir une application mobile qui envoie des informations à votre corps pour avoir un effet est tout à fait envisageable de nos jours » selon Emmanuel Carrière, naturopathe à Paris.

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Emmanuel Carrière lors du tournage de la vidéo en novembre 2018

On appelle cela la biologie numérique.

Qu’il s’agisse de la détection des maladies graves ou des thérapies par des ondes médicaments. Cette nouvelle approche de biologie numérique est axée sur les informations que les ondes véhiculent à l’intérieur de nos corps physique et nos corps énergétiques.

Nous sommes partis à la rencontre de Emmanuel Carrière pour l’interviewer sur sa pratique dans son cabinet de la biologie numérique.

Présentation d’Emmanuel Carrière : Docteur en Médecines Alternatives, Heilpraktiker, Naturopathe.

Il exerce depuis 1996 et s’est formé en France, en Suisse, en Inde… à plusieurs techniques thérapeutiques. Ses compétences sont pluridisciplinaires, principalement : l’homéopathie, l’hypnothérapie, la naturopathie, l’équilibre postural, Chi Nei Tsang, la médecine informationnelle…

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La Surf Thérapie avec le Dr Guillaume Barucq

La Surf Thérapie est une méthode pour se sentir mieux dans son corps et dans sa tête grâce aux bienfaits de la mer, de l’air marin et du soleil dont vous profiterez sur une planche de surf. La Surf Thérapie est une thalassothérapie naturelle basée sur la pratique régulière du surf, du stand-up paddle, de la marche, de la natation, et du yoga en bord de mer. Le surf aide à rester en forme, à stabiliser son poids, à atténuer le stress, et même à arrêter de fumer ou à booster sa libido !

Des personnes atteintes d’un cancer, d’une maladie chronique ou d’un handicap retirent des bénéfices du surf. La Surf Thérapie est utilisée dans la prise en charge de la mucoviscidose, pour améliorer le bien-être d’enfants autistes, rééduquer des soldats blessés, participer au sevrage de certaines addictions…

La Surf Thérapie avec le Dr Guillaume Barucq

Guillaume Barucq pendant l’interview

En Octobre 2016, le Dr Guillaume Barucq a accepté d’être interviewé par EAU Séance. Vous pouvez voir cette vidéo sur la chaine EAU Séance :

Présentation de Guillaume Barucq :

Présentation de Guillaume Barucq : il est né le 14 Février 1977. Il a conclu ses études de médecine à l’Université Victor Segalen de Bordeaux en soutenant une thèse sur la prévention des accidents de surf. Il exerce en tant que médecin généraliste installé à Biarritz sur la Côte Basque.

Le Docteur Guillaume Barucq constate au quotidien les bienfaits que l’océan apporte à ses patients et à lui-même. Il prescrit des séances de surf pour maintenir ses patients en bonne santé et il se passe rarement un jour sans qu’il n’aille lui-même profiter de la mer.
Guillaume Barucq explique dans le livre Surf Thérapie comment la réalisation d’une activité physique régulière au contact de la mer peut aider à se sentir mieux dans son corps et dans sa tête ainsi qu’à prévenir et à participer au traitement de certaines maladies.

Guillaume Barucq est un adepte du surf sur tous types de planches : petite planche, longboard, stand-up paddle, bodyboard…
Il glisse le plus souvent sur les vagues du Pays Basque mais ses voyages l’ont conduit à effectuer divers surf trips sur les spots de l’Océan Atlantique, de la Mer Méditerranée, de l’Océan Pacifique et de l’Océan Indien.

Guillaume Barucq est l’auteur du best-seller intitulé Surfers’ Survival Guide, un guide complet pour surfer en toute sécurité, aux Editions Surf Session.

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Douleur chronique post-opératoire : le plus givré des traitements

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Et si une nage forcée en eau froide était un traitement efficace et définitif contre une douleur rebelle après chirurgie ? C’est la question que l’on est en droit de se poser à la lecture d’un cas clinique spectaculaire publié par des médecins britanniques le 12 février 2018dans la revue en ligne BMJ Case Reports.

Un homme de 28 ans souffre de violentes douleurs persistantes après avoir été opéré. Il a subi quelques jours plus tôt une sympathectomie thoracique endoscopique car il souffrait de rougissements sévères, incontrôlables et très invalidants du visage. Cette intervention a consisté à pratiquer de petites incisions dans l’espace situé entre les côtes et à sectionner le nerf sympathique au niveau des premières vertèbres thoraciques, après échec des traitements médicaux. Dans cette pathologie*, le système sympathique s’emballe et dilate les vaisseaux du visage, ce qui entraîne la rougeur.

La sympathectomie thoracique endoscopique peut endommager les nerfs intercostaux et entraîner après l’opération une douleur dite neuropathique siégeant au niveau de la poitrine. Ce type de douleur, provoquée par des lésions du système nerveux, n’est généralement pas facile à traiter et ne répond pas toujours aux médicaments analgésiques. Le patient opéré souffrait depuis son intervention de douleurs intenses et bilatérales au niveau de la 5e vertèbre thoracique. Il n’était pas soulagé par la kinésithérapie et les médicaments anti-douleur prescrits : paracétamol, anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et analgésiques opiacés. Les sévères douleurs de la névralgie intercostale sont même accentuées par les mouvements lors de séances de physiothérapie. Dix semaines après l’intervention chirurgicale, le patient est dans une grande détresse. Son état douloureux l’empêche de pratiquer une activité sportive et altère sa qualité de vie.

Ce patient, qui avait pratiqué des compétitions de triathlon, décide alors de nager en eau libre afin de ne plus penser un temps à ses douleurs, sans que l’équipe soignante n’en sache rien. Il se trouve le long d’une côte rocailleuse, ce qui l’oblige à plonger puis à nager environ une minute avant de rejoindre plus loin le rivage en toute sécurité.

Il nage dans une eau à 10 °C. L’effort physique est extrêmement important. Son crawl s’accompagne de mouvements de tous ses membres pour lutter contre le froid. Il se dit alors qu’il va mourir tant la température de l’eau est basse.  » Dès que je me suis retrouvé dans l’eau, j’ai eu une vision en tunnel. Pour la première fois depuis des mois, j’ai complètement oublié la douleur ou la peur de ressentir des douleurs fulgurantes dans la poitrine quand je bougeais. Tout mon corps frissonnait à cause du froid. Je me disais que si j’arrêtais de nager,  j’allais vite geler. Au bout d’un moment, j’ai commencé à y prendre plaisir. C’était comme une immense bouffée d’adrénaline. J’étais prêt à parier que je n’éprouvais aucune douleur, même si j’essayais d’en ressentir. Lorsque je suis sorti de l’eau, j’ai réalisé que ma douleur neuropathique avait disparu. Je ne pouvais y croire », peut-on lire dans l’article médical qui rapporte les propos du patient.

Depuis sa nage dans une eau très froide, le jeune homme n’a plus eu à souffrir de sa névralgie intercostale. Il peut bouger et faire de l’exercice comme bon lui semble. Il a retrouvé toute sa mobilité et une qualité de vie normale. Il a également arrêté de suivre son traitement par AINS et opiacés.

Ce cas clinique, rapporté par le psychiatre Tom Cole (Université de Cambridge) et Pieter Mackeith (University of East Anglia, Norwich), est unique. Les auteurs déclarent ne pas avoir retrouvé de cas dans la littérature médicale faisant état de la disparition d’une douleur neuropathique associée à une incapacité de bouger après une nage en eau froide.

Nage forcée en eau froide

Il est difficile d’affirmer avec certitude l’existence d’une relation causale entre le fait de n’avoir pas d’autre choix que de nager dans une eau froide et la rémission totale de la douleur neuropathique. Mais force est de constater, déclarent les auteurs, que la concomitance des événements, le ressenti du patient, le fait qu’il ne s’attendait pas à la survenue d’un tel phénomène et l’absence d’explications alternatives,« augmentent la probabilité d’une relation de cause à effet, au delà d’un effet placebo ». 

L’immersion brutale dans l’eau froide, associée au danger de mourir noyé, a pu entrainer une suractivité du système sympathique. La réponse de l’organisme au froid a par ailleurs pu provoquer une baisse de perfusion du cerveau et un état de conscience altéré. Tout ceci expliquerait sur le moment une modification de la perception de la douleur, en d’autres termes « une analgésie endogène de courte durée ».

De plus, notent les auteurs, se retrouver contraint de nager dans une eau froide a pu faire en sorte de solliciter de façon totalement inattendue d’autres récepteurs que ceux impliqués dans la douleur, notamment les mécanorécepteurs (sensibles à la pression et localisés dans les muscles, les tendons et les articulations), les thermorécepteurs (qui mesurent les variations de température cutanée) et les propriorécepteurs (impliqués dans la sensibilité profonde du corps et qui renseignent sur la position des différentes parties du corps). Autrement dit, on ne peut exclure que les messages nerveux provenant de ces divers récepteurs l’aient emporté sur les nocicepteurs, qui transmettent les influx douloureux.

Les auteurs n’excluent cependant pas la possibilité que la névralgie intercostale post-sympathectomie relevait en partie d’un mécanisme impliquant le système nerveux autonome et que celui-ci ait pu être submergé lors de la nage en eau froide par la suractivité du système sympathique.

Lire la suite de l’article ici : http://realitesbiomedicales.blog.lemonde.fr/2018/02/13/douleur-chronique-post-operatoire-le-plus-grive-des-traitements/