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L’eau pétillante est-elle aussi désaltérante que l’eau plate?

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Alors que les températures grimpent et que nous commençons tous à rechercher des moyens agréables (et sains) de rester hydratés, deux questions se posent: l’eau pétillante est-elle réellement désaltérante, et est-elle aussi bonne pour notre santé que l’eau plate?

Descendre des verres d’eau pétillante peut sembler plus plaisant, son effervescence étant similaire à celle des sodas sucrés. Et au vu des ventes, qui s’élèvent à plus de 600 millions d’euros pour l’eau gazeuse naturelle en France, il semble que beaucoup d’entre nous apprécient ce qui pétille.

Aux Etats-Unis, le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommande de boire de l’eau pétillante, comme alternative aux sodas et autres boissons chargées en calories. En France, certaines eaux gazeuses sont reconnues par l’Académie de Médecine et le ministère de la Santé… mais l’eau pétillante est-elle aussi désaltérante que l’eau plate?

Dans cet article, nous mettons de côté les nombreuses marques, saveurs et variétés que l’on trouve sur le marché pour ne nous intéresser qu’à l’eau gazeuse non aromatisée, celle à laquelle on ajoute du dioxyde de carbone pressurisé. C’est le dioxyde de carbone qui crée l’effervescence, ou les bulles, et donne à l’eau gazeuse son aspect plus amusant que l’eau du robinet.

Un certain nombre de légendes circulent sur Internet au sujet de l’eau pétillante et ses effets secondaires néfastes. Rétablissons donc quelques vérités.

Légende n°1: l’eau pétillante endommage l’émail dentaire

Bonne nouvelle pour les fans d’eau pétillante! Son pH (niveau 5) n’est pas assez bas pour s’attaquer à l’émail dentaire, selon une étude publiée par le Journal of the American Dental Association. Mais si le gaz de l’eau pétillante nature ne nuit pas à l’émail, méfiez-vous de l’acide des autres boissons gazeuses (comme le Coca-Cola), qui peut être néfaste à votre santé bucco-dentaire.

Lisez attentivement l’étiquette de votre bouteille: il vaut mieux choisir une eau sans arôme artificiel, sans sucre ni acide citrique si vous vous souciez de votre hygiène dentaire: ce sont en effet ces éléments qui ont le potentiel érosif le plus élevé pour les dents.

Légende n°2: l’eau pétillante dissout le calcium dans les os au risque de favoriser l’ostéoporose

Si des études ont montré que la consommation de sodas est corrélée avec une baisse de densité minérale osseuse, surtout chez les femmes, il s’agit précisément de consommation de Coca-Cola et non de boissons gazeuses. D’ailleurs, une autre étude dans laquelle un groupe de sujets buvait, pendant huit semaines, un litre d’eau gazeuse par jour et un autre groupe, un litre d’eau plate, n’a montré aucune différence entre les deux groupes, en termes de perte de densité osseuse.

Lire la suite de l’article ici : https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/29/l-eau-petillante-est-elle-aussi-desalterante-que-l-eau-plate_a_23465820/?utm_hp_ref=fr-homepage

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Hydratation : le mythe du 1,5 litre d’eau par jour

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L’alimentation participe aussi de l’hydratation : il est donc inutile d’absorber de grandes quantités d’eau chaque jour, il suffit de boire quand on a soif.

Composé à 60 % d’eau, notre corps en contient plusieurs dizaines de litres: soit 45 litres environ pour un homme de 75 kilos par exemple, ou 36 litres pour une femme de 60 kilos. Il en élimine environ 2 litres par jour via les urines et la sueur ; et plus encore, quand la chaleur ou les efforts physiques nous font transpirer.

Pour compenser ces pertes et maintenir l’équilibre hydrique de l’organisme, l’idée s’est donc imposée qu’il fallait boire 1,5 litre d’eau minimum chaque jour. Mais c’est aller un peu vite en besogne. Car, comme l’a fait remarquer avec insistance un physiologiste américain il y a une douzaine d’années, cette recommandation, si elle est mal comprise, peut avoir en fait de fâcheuses conséquences…

Certes, à la différence du chameau capable de puiser dans ses graisses pour en oxyder l’hydrogène et en tirer de l’eau, nous ne pouvons extraire qu’une toute petite part d’eau de nos réserves corporelles. En revanche, nous absorbons quantité de liquides par la nourriture. Ainsi une assiette de 150 grammes de pâtes cuites dans de l’eau bouillante en contient-elle environ 300 millilitres. Ajoutons-y la même portion de légumes, et ce sera 100 millilitres d’eau supplémentaires. Idem pour de la viande ou du poisson. Et rebelote en croquant une belle pomme au dessert.

En temps normal, 1,5 litre, c’est trop!

Au total, avant d’avoir bu un seul verre, et sans opter pour la solution potage, un simple repas peut nous apporter 600 millilitres de liquide. À ce compte, trois repas par jour permettent de couvrir plus de la moitié des besoins hydriques. A fortiori si on y ajoute une collation le matin, un goûter l’après-midi et une infusion en soirée.

C’est ce qui a poussé Heinz Valtin à s’insurger dans une tribune publiée en 2002 par le Journal of the American Medical Association. Pour lui, s’astreindre à boire 1,5 litre d’eau ou plus serait nécessaire dans l’atmosphère desséchée d’un vol long-courrier, en cas de sport intense, sous un soleil de plomb ou en cas de prédisposition aux calculs rénaux. Mais en temps normal, ce serait excessif, voire risqué d’aller au-delà.

Lire la suite de l’article ici : http://sante.lefigaro.fr/article/hydratation-le-mythe-du-1-5-litre-d-eau-par-jour/

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Se nettoyer la peau avec du Perrier, bonne ou mauvaise idée ?

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Pour se débarrasser des points noirs et avoir une peau plus lisse, tous les moyens sont bons, ou presque. Le Perrier, cette eau pétillante, serait la nouvelle astuce idéale pour nettoyer la peau en profondeur. On tente ?

Et si le secret d’une jolie peau résidait dans une bouteille de Perrier? En 2015, l’actrice Suki Waterhouse déclarait se laver les cheveux avec du Coca-Cola, pour leur donner une jolie texture. Mais le soda ne serait pas la seule boisson que l’on peut retrouver dans notre salle de bain.

Jenny Jin, journaliste pour le site Pure Wow, a essayé de se laver le visage avec du Perrier pendant un mois. L’objectif ? Resserrer ses pores et ainsi diminuer l’apparition des points noirs, en particulier sur les zones grasses du visage (front, nez, menton).

« Parmi les soins de beauté, j’ai à peu près tout essayé pour nettoyer mes pores ces dernières années. Alors quand j’ai entendu dire que nos amies coréennes, soit les meilleures en terme de soin de la peau, utilisaient de l’eau minérale pour nettoyer leur visage, j’ai voulu faire la même chose », explique la journaliste. En effet, dernièrement, l’actrice coréenne Kim Hee Sun a confié se laver régulièrement le visage avec de l’eau gazeuse.

Comment utiliser du Perrier sur sa peau ?

« Sur Internet, j’ai pu lire de nombreux articles sur le sujet. Certaines utilisent de l’eau pétillante mélangée à de l’eau minérale et d’autres de l’eau minérale et de l’eau du robinet. Pour trancher, j’ai préféré me tourner vers le Perrier, qui est une eau minérale pétillante », ajoute-t-elle.

Le gaz et les minéraux présents dans cette boisson auraient le pouvoir de nettoyer la peau en profondeur, sans pour autant l’abîmer. Ils pourraient également stimuler la micro-circulation des cellules cutanées et resserrer les pores de l’épiderme.Même les peaux sensibles pourraient l’utiliser, puisque l’eau pétillante n’est pas abrasive.

Durant un mois, Jenny Jin s’est nettoyée la peau avec un mélange d’eau de Perrier et d’eau du robinet, avant de procéder à sa routine beauté habituelle (gommage, hydratation, maquillage).

« Dans un large bol, je mélangeais une part égale d’eau du robinet et de Perrier. Je prenais une grande inspiration et je plongeais mon visage dedans pendant 10 ou 15 secondes », indique-t-elle. Nous, on vous conseille plutôt d’appliquer votre mélange d’eau grâce à un coton ou une lingette lavable. Au quotidien, c’est tout de même plus pratique.

Lire la suite de l’article ici : http://www.terrafemina.com/article/elle-s-est-lavee-la-peau-avec-du-perrier-pendant-un-mois-les-resultats-sont-etonnants_a344088/1

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Filtrer son eau : pourquoi faire ?

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Trois quarts des Français se disent satisfaits de la qualité de l’eau du robinet. Pourtant, celle-ci est souvent trop riche en calcaire, en chlore et peut même être polluée. Peut-on réellement la boire les yeux fermés ? Pourquoi utiliser un appareil à filtration ?

Plus de trois quarts des Français (76 %) sont satisfaits de la qualité de l’eau du robinet, selon un sondage TNS Sofres, publié en décembre 2017. Si, en France, l’eau du robinet est potable et sans danger pour l’homme, elle peut contenir certaines particules de calcaire, chlore ou nitrates qui pouvant engendrer des complications sanitaires. Pour cette raison, il est souvent souhaitable d’acquérir un appareil de filtration. Un geste qui vous évitera bien des désagréments.

Filtrer son eau : moins de calcaire

Qui n’a jamais été agacé par ces petits dépôts blanchâtres massés au fond de sa bouilloire ? Le calcaire a la peau dure dans l’eau de notre robinet. Et si, après avoir rincé votre visage, vous avez la désagréable sensation de peau tiraillée, il y a des chances que votre eau soit « dure », c’est-à-dire, riche en calcaire. Conséquences ? Vous pouvez avoir des rougeurs, des plaques, un cuir chevelu qui démange, ou encore, des desquamations… Mais en fonction de votre région ou commune, votre eau peut être plus ou moins riche en calcaire. Renseignez-vous sur la dureté de votre eau auprès de votre mairie ou sur le site du ministère de la Santé.  Comment avoir une eau moins calcaire ? En optant tout simplement pour un filtre à eau, notamment une carafe filtrante, qui retiendra le calcaire grâce au charbon actif qu’elle contient.

Filtrer son eau pour avoir moins de chlore

Pour certains, l’eau du robinet est (beaucoup) moins savoureuse que l’eau de source ou l’eau minérale en bouteille. S’il est nécessaire pour combattre la prolifération des bactéries dans les conduites d’eau potable, le chlore est souvent responsable d’un arrière-goût plutôt déplaisant qui rappelle l’eau de javel. Un appareil à filtration vous débarrassera de ces effets indésirables. De même, pour des raisons gustatives, si vous êtes amateurs de thé ou de café, mieux vaut le préparer avec une eau filtrée. Le chlore peut également engendrer des complications plus graves. Un trop grande consommation d’eau chlorée pourrait, à terme, augmenter les risques de développement du cancer de la vessie, c’est en tout cas ce que révèle une étude publiée par Santé publique France, en juillet 2017.

L’eau du robinet est-elle polluée ?

Dans le rapport sur « la préservation de la ressource aquatique« , l’association de consommateurs UFC Que choisir a tiré la sonnette d’alarme, en octobre 2017, sur la qualité de l’eau du robinet. Selon l’organisation, la situation des nappes phréatiques de notre pays serait « calamiteuse« . Résultat ? L’eau de notre robinet serait de plus en plus contaminée par les nitrates, potentiellement nocifs pour les nourrissons. De surcroît, certaines études avancent que les nitrates pourraient augmenter les risques de cancer de l’œsophage, même si d’autres prouvent qu’ils n’ont pas d’incidence sur l’état de santé de notre estomac. Les effets sur l’organisme restent mal connus de la science, mais une eau polluée n’est jamais bonne à déguster. Là encore, les régions de France ne sont pas toutes égales face à la pollution. La présence de nitrates est notable surtout dans le Loiret, la Seine-et-Marne, l’Yonne, ou encore le Pas-de-Calais. Pour s’assurer de l’absence de ces particules, les filtres à eau type osmoseurs ou carafes filtrantes sont utiles.

Lire la suite de l’article ici : https://sante.journaldesfemmes.com/magazine/2105567-filtrer-eau-robinet/

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Itinéraire d’une petite goutte d’Evian

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Elle met quinze ans pour rejoindre la source à 700 m, parcourt 7 km en une heure et remplit une bouteille en quelques secondes. On en apprend sur l’eau d’Evian, lors de la visite du site d’embouteillage !

Non, l’eau ne vient pas du lac

Elle arrive du plateau du Gavot, situé en dessous de la dent d’Oche, le pic qui domine le lac Léman et illustre les étiquettes. Détail amusant, ce sommet est isolé mais les services marketing l’ont encadré par deux voisins imaginaires.

L’impluvium récolte, sur 35 km² , pluie et neige qui s’infiltrent et mettent 15 ans pour rejoindre la source Cachat, la plus productive, située à 700 mètres. De là, l’eau parcourt les 7 km qui la relient à l’usine en une heure via des tuyaux en inox.

La source appartient à l’État, à qui Danone, verse un droit d’exploitation. L’eau qui n’est pas utilisée est reversée dans la nature (le lac ou un de ses affluents, la Dranse). Chacun peut s’approvisionner gratuitement à des fontaines en accès libre (Cachat, Cordeliers, Farquenoud et hôtel Royal).

À Evian, on produit aussi les bouteilles

La plus grande usine d’embouteillage d’eau minérale au monde (d’une surface de 13 terrains de foot) produit ses bouteilles par injection, à partir de granules de PET (Polyéthylène Téréphtalate), dont un pourcentage est recyclé : 35 % aujourd’hui, 50 % l’an prochain et 100 % en 2025.

On peut acheter à la boutique des objets en matière recyclée : stylos, vestes, pochettes, etc. En revanche, ni les bouchons, ni les bouteilles en verre, ni les étiquettes ne sont fabriquées sur place.

Les bouteilles spéciales pour le Japon

Cette usine compte 14 lignes d’embouteillage, dont deux sont dédiées au marché japonais, son gros client. La différence : une contenance plus petite (22 cl) et un emballage transparent, et non bleuté comme en France, synonyme là-bas de pureté.

Une autre ligne est consacrée aux bouteilles d’un litre et demi (le format le plus vendu), produites au rythme de 72 000 à l’heure.

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Belgique : un festival veut recycler l’urine des festivaliers pour en faire de l’eau potable

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Le festival de Dranouter, qui va se dérouler du 3 au 5 août, se livre à une expérience inhabituelle pour sa 43e édition. Déjà engagé en faveur de l’écologie, l’événement belge va tenter de recycler l’urine des visiteurs pour la transformer… en eau potable.

Si recycler ses déchets fait maintenant partie des habitudes, l’opération paraît plus étonnante quand il s’agit de ses besoins naturels. Et pour cause, cette pratique n’a encore jamais été expérimentée auprès du grand public. Le festival de Dranouter se dresse donc en pionnier pour son édition 2018 qui se déroulera du 3 au 5 août en Belgique.

« Nous militons depuis longtemps pour l’environnement, mais cette fois, nous voulions aller plus loin », affirme Jeroen Verdonck, membre du personnel du festival, dans un entretien au site flamand HLN.

Dranouter s’est engagé aux côtés de neuf autres festivals flamands pour WAVE, un programme commun dans lequel 40 000 euros ont été investis. Plusieurs expérimentations vont être menées dans ce cadre, et parmi elles : le projet Saturn mené par des scientifiques qui vont tenter de transformer l’urine des festivaliers en eau potable.

« Beaucoup de produits pharmaceutiques et d’engrais peuvent être trouvés dans l’urine, expliquent les chercheurs Sebastiaan Derese et Giliam Agten de l’Université de Gand à HLN. Nous avons l’intention de récupérer autant d’eau et d’engrais que possible avec peu de matières premières pour transformer l’urine en eau potable »

Lire la suite de l’article ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/belgique-festival-veut-recycler-urine-festivaliers-faire-eau-potable-1506449.html

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Choisir son eau en fonction de son profil ayurvédique

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Dans ce podcast, il est question de choisir son eau de consommation et son eau d’hygiène en fonction de son profil ayurvédique. Hervé Janecek docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en Médecine y répond tout d’abord en nous rappelant brièvement ce qu’est l’ayurvéda, et quelle eau choisir en fonction de son profil ayurvédique que ce soit pour le pH de l’eau, la température adéquate ou le redox.

 

 

[00:00:00] Rodolphe Forget : Bonjour à tous ! Au micro de ce podcast audio EAU Séance c’est Rodolphe Forget, vidéaste et bloggeur sur le sujet de l’eau. Dans ce podcast, nous allons voir combien il peut être utile de connaitre son profil ayurvédique afin de choisir une eau de boisson et une eau d’hygiène appropriée. Pour cela, j’ai interviewé Hervé Janecek, docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en médecine.

L’enregistrement a duré environ 1h30 que j’ai raccourci à 15mn pour coller comme vous vous en doutez au standard Youtubesque. Avant de commencer à écouter quelques extraits, je vous rappelle qu’une transcription du podcast est disponible sur le site EAU Séance, dont l’URL est dans la description de cette vidéo, tout comme les infos utiles sur Hervé Janecek ou sur le site EAU Séance. Allez, je lance le jingle.

(Jingle)

La première question que j’ai posée à Hervé Janecek était de nous faire un rapide descriptif de ce qu’était l’Ayurveda.

[00:01:09] Hervé Janecek : Tout à fait, donc l’Ayurveda c’est une branche, la branche essentielle de la médecine indienne donc à côté de la dévotion, à côté de l’astrologie aussi. Donc c’est la branche qui s’occupe de la diététique, qui s’occupe de la phytothérapie, qui s’occupe aussi des soins par les sons qu’on appelle les mantras. Donc c’est une branche fondamentale de la médecine et qui, le mot Ayurveda signifie donc la compréhension du vivant. Donc ça c’est une première chose. Alors l’originalité de la médecine indienne et de l’Ayurveda, c’est de classifier les personnes donc les patients, les malades, en typologie.

Et typologie, ça veut dire que, eh bien si vous êtes grand, gros ou petit, mince ça a une vraie différence, c’est une vraie différence pour un médecin. Et en fonction de ça, il va prescrire des plantes. Par exemple s’il y a un type grand, gros et gras tousse, ou un petit maigrichon tousse, eh bien le remède ne sera pas contre la toux, mais sera contre la toux adaptée à la constitution de la personne. Et donc les plantes choisies, les attitudes diététiques choisies seront différentes. Les Indiens ils ont appelé ces différents critères non pas comme les Grecs autrefois, non pas comme les Chinois, mais ils ont appelé les gens, ils ont répartis les gens en trois grands critères, que sont les types Kapha, Pitta et Vata. Et en gros, je dis bien en gros, les gens Kapha et Vata sont des types froids. Le Vata étant plutôt maigre, le Kapha étant plutôt lourd de tempérament, donc plutôt humide on va dire. Et le type chaud qui est le type Pitta, eh bien c’est le tempérament qui est à la fois soit ni trop grand, ni trop fort, ni trop humide, ni trop maigre et lui il sera toujours par contre accéléré. Donc en médecine indienne, ils décrivent un type chaud si vous voulez et deux types froids, sachant que les personnes sont toujours bien sûr de différents types. Et un type pur n’existe jamais tout seul, il existe des mixtes entre ces tendances froides et humides ou chaudes et sèches.

[00:03:47] Rodolphe Forget : Ensuite, je lui ai posé la question principale du podcast qui était de savoir si chaque dosha ou profil ayurvédique pouvait boire la même eau que ce soit en fonction du volume, de la composition, de la température ou du redox de l’eau.

[00:04:03] Hervé Janecek : Ben justement non. Si on est attentif donc à ces physiologies, à ces typologies indiennes, on va se dire que quelqu’un qui est grand, gros, fort va devoir boire une eau de drainage, c’est-à-dire une eau déjà légère en composition. Donc on va dire que ce grand, gros, costaud, eh bien va être de typologie lourde, un Kapha. C’est lourd, le mot lourd est associé à la typologie Kapha. On va lui indiquer plutôt une eau donc faible en minéraux, une eau qu’on va appeler de source et non pas minérale et plutôt sur le long terme. Alors que si vous avez une typologie d’un homme ou d’une dame qui soit plutôt mince, maigre même, plutôt ralentie, eh bien l’idée de lui donner une eau faible en minéraux, donc très légère, n’est pas une bonne idée forcément et il faut peut-être la charger un petit peu plus de façon à ce que cette eau-là ait un petit peu de structure, pas trop quand même parce qu’à ce moment-là, ça serait la limite pour un bon drainage des reins. Et les gens maigres comme les gens gros bien sûr ont besoin d’avoir des reins fonctionnels. Donc voilà déjà une première chose qu’il faudrait observer.

La deuxième chose c’est le pH de l’eau. J’ai pu à travers différentes corrélations et études, lier le PH de l’eau donc acide ou basique, à justement ces constituions chaudes ou froides. On va dire que les pH acides c’est plutôt, on va dire une « eau chaude » et le pH basique ça serait plutôt une eau froide, c’est  à dire plutôt ralentissant le métabolisme. Alors je m’explique. Exemple, Mont Roucous, l’eau de Mont Roucous, une eau de source, elle est à la fois légère et elle a un pH égal à 6. Donc on peut dire que c’est une eau qui est à la fois légère et chaude. Et donc ça serait bien pour quelqu’un qui, un grand, gros costaud, un peu mou du genre hypothyroïdien, qui serait de typologie Kapha, de typologie froide donc. Et à l’inverse, ça ne serait pas une bonne idée de lui donner de la Vittel, Vittel avec un PH 7.6. 7-6 donc par rapport à 6 c’est une grosse grosse différence, 1.6 de différence. Et donc des eaux à pH élevé ce ne serait pas une bonne indication pour quelqu’un qui est déjà ralentie de métabolisme. Donc ce ne serait pas bon non plus pour un Vata qui est froid parce que ce serait un ralentissement supplémentaire de métabolisme lié à l’eau. Et ça c’est une notion qui surgit en fait, qui peut se comprendre à la suite de l’étude de ces typologies.

Alors après, il y a le côté aussi chaud et froid de l’eau. C’est-à-dire vous êtes froid, donc que ça soit Kapha donc lourd, ou Vata donc léger et sec, eh bien vous devez boire chaud et non pas boire froid. C’est-à-dire que le grand verre d’eau que vous prenez par exemple le matin, il ne faut pas s‘amuser à le prendre froid, même en été il vaut mieux le prendre à une température normale plutôt que de le prendre franchement froid parce que froid, vous allez encore vous ralentir. Et ça ce n’est pas bon pour votre typologie, donc il vaut mieux recommander aux gens à ce moment-là de prendre des eaux chauffées, faire des tisanes ou autre chose, mais en tout cas des eaux qui sont plutôt chauffées, et donc pas brulantes forcément, mais en tout cas plutôt chaudes, au moins à température du corps, c’est-à-dire 37°. Donc il ne faut pas, alors ça c’est des choses que j’ai largement observées, donc des gens qui sont ralentis dans leur physiologie, il ne faut pas leur conseiller des eaux à pH élevé ni des eaux froides. Il faut leur conseiller des eaux plutôt chaudes et à pH bas, tu vois la différence. Alors pour les gens qui sont Pitta, c’est-à-dire ceux qui sont déjà fébriles, insomniaques, accélérés dans leur métabolisme surtout en saison chaude, leur en proposer du chaud ce serait en rajouter, donc ce n’est pas bien. Donc il vaut mieux leur conseiller une eau à pH de la, enfin de la température de la pièce et donc avec un PH plus ou moins neutre c’est-à-dire autour de 7.2 qui est le pH du sang par exemple. Le pH du sang c’est 7.3 très exactement, donc quand on est entre 7 et 7.2, 7.3, on n’est pas loin de la neutralité et donc on peut dire que c’est un pH qui n’est ni trop élevé, ni trop bas.  Donc ça c’est l’intérêt.

Alors pour le côté le redox de l’eau donc qui est un grand critère de la mise en avant par bioélectronique du professeur Louis Claude Vincent, là on peut corréler complètement à l’humidité ou la sècheresse. Ça peut paraitre bizarre de parler de sècheresse ou d’humidité pour une eau, une eau à boire, mais en fait c’est assez compréhensible sachant que tout ce qui est oxydé c’est-à-dire à potentiel d’oxydoréduction élevé, on peut le considérer comme étant sec. Et à l’inverse tout ce qui réduit, donc à potentiel d’oxydoréduction plutôt bas, on peut le considérer comme humide. Exemple évident pour tout le monde, les feuilles des arbres ou la végétation au printemps ou bien la même végétation et les feuilles des arbres à l’automne. Eh bien, les feuilles des arbres à l’automne sont sèches, donc vous avez les couleurs jaunes, orangées et rouges et puis bruns qui apparaissent, et là ce sont des signes d’oxydation et de sécheresse. Les deux mots sont presque synonymes on va dire. Et à l’inverse, au printemps, c’est l’antioxydation, c’est l’inverse ça s’appelle la réduction dans le langage de la bioélectronique et de la chimie, et de la physico-chimie. Eh bien cette réduction s’accompagne vous voyez d’une belle hydratation et d’une belle prise de masse, de poids. Et on a vu que le vivant, surtout les végétaux bien sûr mais aussi les humains, quand un être vivant ou un humain prend du poids, en fait il prend de l’eau avant tout. Donc on peut dire que le potentiel redox c’est une question d’humidité et de sécheresse. Et ainsi, vous avez des eaux qui sont à potentiel d’oxydoréduction élevé, les eaux oxydées. Alors, c’est presque toutes les eaux en bouteille malheureusement puisque dès que vous les prenez loin de leur source, elles s’oxydent, donc elles perdent leurs électrons dans la définition originelle. Eh bien on peut dire que ce sont des eaux qui vont vous dessécher, il faudra en boire un peu plus pour être hydratée. Alors qu’une eau prise à la source, eh bien elle, parce qu’elle contient beaucoup d’électrons, qu’elle est réduite, il faut boire un petit peu moins pour être aussi bien hydrater.

Donc pour les gens secs, il ne faut pas trop s’amuser à boire des eaux oxydées. Les eaux oxydées, la  première c’est l’eau qui contient du chlore que l’on nous sert au robinet. Et malheureusement, on doit dire qu’aujourd’hui dans toutes les villes, ici à Montpelier donc près de chez moi, je sais que 80% parait-il de la population boit de l’eau du robinet et tout le monde en est très fier. Les ingénieurs qui surveillent l’eau disent que c’est très bien parce que l’eau est un aliment très surveillé en qualité sur quelques critères, mais en tout cas pas sur le potentiel redox. Et les gens boivent donc une eau oxydée, donc quelque part desséchante pour eux. Quand ils sont déjà secs, de tempérament sec, ça ce n’est pas une bonne idée non plus. Enfin, je ne sais pas si toutes ces notions qui arrivent comme ça en vrac sont claires, mais au cœur de tout ça, il y a toujours chaud, froid, humidité et sécheresse.

[00:11:45] Rodolphe Forget : Enfin, l’eau pour prendre sa douche me semblait important. J’ai donc rapidement demandé à Hervé Janecek ce qu’il en pensait.

[00:11:52] Hervé Janecek : Ce n’est pas tellement sa composition en minéraux, savoir qu’elle est chargée en minéraux ou, donc ça ce n’est pas trop important. Mais le plus important c’est son PH d’une part effectivement vis-à-vis de la peau, et puis son redox c’est-à-dire le côté est-ce qu’elle contient du chlore ou pas. Et ça c’est important de savoir ces critères-là parce que le côté redox comme on l’a vu, c’est une eau qui est inhalée non seulement au contact de la peau mais au mieux on parle de polluant et pas de chlore. Parce que dans le, qui dit chlore dit chloramine et trihalométhane qui sont des dérivés du chlore au contact de la matière organique. Et là c’est moins bien d’avoir ça en inhalation et donc, bien sûr c’est assez surveillé dans les réseaux, normalement il n’y a pas trop de chloramine et de trihalométhane, mais comme il y a du chlore, on peut toujours se dire qu’il y en a un petit peu. Donc pour l’eau du bain et de la douche, le premier critère ce n’est pas d’oxydant. C’est-à-dire on ne va pas, ce n’est pas une eau desséchante pour la peau et donc il faut au moins filtrer l’eau du bain et de la douche, enfin c’est le premier critère.

[00:13:10] Rodolphe Forget : Merci d’avoir suivi ce podcast audio. Pensez à mettre un pouce en l’air si vous avez apprécié et à vous abonner à la chaîne YouTube. Je vous dis à bientôt pour un prochain podcast.