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Choisir son eau en fonction de son profil ayurvédique

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Dans ce podcast, il est question de choisir son eau de consommation et son eau d’hygiène en fonction de son profil ayurvédique. Hervé Janecek docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en Médecine y répond tout d’abord en nous rappelant brièvement ce qu’est l’ayurvéda, et quelle eau choisir en fonction de son profil ayurvédique que ce soit pour le pH de l’eau, la température adéquate ou le redox.

 

 

[00:00:00] Rodolphe Forget : Bonjour à tous ! Au micro de ce podcast audio EAU Séance c’est Rodolphe Forget, vidéaste et bloggeur sur le sujet de l’eau. Dans ce podcast, nous allons voir combien il peut être utile de connaitre son profil ayurvédique afin de choisir une eau de boisson et une eau d’hygiène appropriée. Pour cela, j’ai interviewé Hervé Janecek, docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en médecine.

L’enregistrement a duré environ 1h30 que j’ai raccourci à 15mn pour coller comme vous vous en doutez au standard Youtubesque. Avant de commencer à écouter quelques extraits, je vous rappelle qu’une transcription du podcast est disponible sur le site EAU Séance, dont l’URL est dans la description de cette vidéo, tout comme les infos utiles sur Hervé Janecek ou sur le site EAU Séance. Allez, je lance le jingle.

(Jingle)

La première question que j’ai posée à Hervé Janecek était de nous faire un rapide descriptif de ce qu’était l’Ayurveda.

[00:01:09] Hervé Janecek : Tout à fait, donc l’Ayurveda c’est une branche, la branche essentielle de la médecine indienne donc à côté de la dévotion, à côté de l’astrologie aussi. Donc c’est la branche qui s’occupe de la diététique, qui s’occupe de la phytothérapie, qui s’occupe aussi des soins par les sons qu’on appelle les mantras. Donc c’est une branche fondamentale de la médecine et qui, le mot Ayurveda signifie donc la compréhension du vivant. Donc ça c’est une première chose. Alors l’originalité de la médecine indienne et de l’Ayurveda, c’est de classifier les personnes donc les patients, les malades, en typologie.

Et typologie, ça veut dire que, eh bien si vous êtes grand, gros ou petit, mince ça a une vraie différence, c’est une vraie différence pour un médecin. Et en fonction de ça, il va prescrire des plantes. Par exemple s’il y a un type grand, gros et gras tousse, ou un petit maigrichon tousse, eh bien le remède ne sera pas contre la toux, mais sera contre la toux adaptée à la constitution de la personne. Et donc les plantes choisies, les attitudes diététiques choisies seront différentes. Les Indiens ils ont appelé ces différents critères non pas comme les Grecs autrefois, non pas comme les Chinois, mais ils ont appelé les gens, ils ont répartis les gens en trois grands critères, que sont les types Kapha, Pitta et Vata. Et en gros, je dis bien en gros, les gens Kapha et Vata sont des types froids. Le Vata étant plutôt maigre, le Kapha étant plutôt lourd de tempérament, donc plutôt humide on va dire. Et le type chaud qui est le type Pitta, eh bien c’est le tempérament qui est à la fois soit ni trop grand, ni trop fort, ni trop humide, ni trop maigre et lui il sera toujours par contre accéléré. Donc en médecine indienne, ils décrivent un type chaud si vous voulez et deux types froids, sachant que les personnes sont toujours bien sûr de différents types. Et un type pur n’existe jamais tout seul, il existe des mixtes entre ces tendances froides et humides ou chaudes et sèches.

[00:03:47] Rodolphe Forget : Ensuite, je lui ai posé la question principale du podcast qui était de savoir si chaque dosha ou profil ayurvédique pouvait boire la même eau que ce soit en fonction du volume, de la composition, de la température ou du redox de l’eau.

[00:04:03] Hervé Janecek : Ben justement non. Si on est attentif donc à ces physiologies, à ces typologies indiennes, on va se dire que quelqu’un qui est grand, gros, fort va devoir boire une eau de drainage, c’est-à-dire une eau déjà légère en composition. Donc on va dire que ce grand, gros, costaud, eh bien va être de typologie lourde, un Kapha. C’est lourd, le mot lourd est associé à la typologie Kapha. On va lui indiquer plutôt une eau donc faible en minéraux, une eau qu’on va appeler de source et non pas minérale et plutôt sur le long terme. Alors que si vous avez une typologie d’un homme ou d’une dame qui soit plutôt mince, maigre même, plutôt ralentie, eh bien l’idée de lui donner une eau faible en minéraux, donc très légère, n’est pas une bonne idée forcément et il faut peut-être la charger un petit peu plus de façon à ce que cette eau-là ait un petit peu de structure, pas trop quand même parce qu’à ce moment-là, ça serait la limite pour un bon drainage des reins. Et les gens maigres comme les gens gros bien sûr ont besoin d’avoir des reins fonctionnels. Donc voilà déjà une première chose qu’il faudrait observer.

La deuxième chose c’est le pH de l’eau. J’ai pu à travers différentes corrélations et études, lier le PH de l’eau donc acide ou basique, à justement ces constituions chaudes ou froides. On va dire que les pH acides c’est plutôt, on va dire une « eau chaude » et le pH basique ça serait plutôt une eau froide, c’est  à dire plutôt ralentissant le métabolisme. Alors je m’explique. Exemple, Mont Roucous, l’eau de Mont Roucous, une eau de source, elle est à la fois légère et elle a un pH égal à 6. Donc on peut dire que c’est une eau qui est à la fois légère et chaude. Et donc ça serait bien pour quelqu’un qui, un grand, gros costaud, un peu mou du genre hypothyroïdien, qui serait de typologie Kapha, de typologie froide donc. Et à l’inverse, ça ne serait pas une bonne idée de lui donner de la Vittel, Vittel avec un PH 7.6. 7-6 donc par rapport à 6 c’est une grosse grosse différence, 1.6 de différence. Et donc des eaux à pH élevé ce ne serait pas une bonne indication pour quelqu’un qui est déjà ralentie de métabolisme. Donc ce ne serait pas bon non plus pour un Vata qui est froid parce que ce serait un ralentissement supplémentaire de métabolisme lié à l’eau. Et ça c’est une notion qui surgit en fait, qui peut se comprendre à la suite de l’étude de ces typologies.

Alors après, il y a le côté aussi chaud et froid de l’eau. C’est-à-dire vous êtes froid, donc que ça soit Kapha donc lourd, ou Vata donc léger et sec, eh bien vous devez boire chaud et non pas boire froid. C’est-à-dire que le grand verre d’eau que vous prenez par exemple le matin, il ne faut pas s‘amuser à le prendre froid, même en été il vaut mieux le prendre à une température normale plutôt que de le prendre franchement froid parce que froid, vous allez encore vous ralentir. Et ça ce n’est pas bon pour votre typologie, donc il vaut mieux recommander aux gens à ce moment-là de prendre des eaux chauffées, faire des tisanes ou autre chose, mais en tout cas des eaux qui sont plutôt chauffées, et donc pas brulantes forcément, mais en tout cas plutôt chaudes, au moins à température du corps, c’est-à-dire 37°. Donc il ne faut pas, alors ça c’est des choses que j’ai largement observées, donc des gens qui sont ralentis dans leur physiologie, il ne faut pas leur conseiller des eaux à pH élevé ni des eaux froides. Il faut leur conseiller des eaux plutôt chaudes et à pH bas, tu vois la différence. Alors pour les gens qui sont Pitta, c’est-à-dire ceux qui sont déjà fébriles, insomniaques, accélérés dans leur métabolisme surtout en saison chaude, leur en proposer du chaud ce serait en rajouter, donc ce n’est pas bien. Donc il vaut mieux leur conseiller une eau à pH de la, enfin de la température de la pièce et donc avec un PH plus ou moins neutre c’est-à-dire autour de 7.2 qui est le pH du sang par exemple. Le pH du sang c’est 7.3 très exactement, donc quand on est entre 7 et 7.2, 7.3, on n’est pas loin de la neutralité et donc on peut dire que c’est un pH qui n’est ni trop élevé, ni trop bas.  Donc ça c’est l’intérêt.

Alors pour le côté le redox de l’eau donc qui est un grand critère de la mise en avant par bioélectronique du professeur Louis Claude Vincent, là on peut corréler complètement à l’humidité ou la sècheresse. Ça peut paraitre bizarre de parler de sècheresse ou d’humidité pour une eau, une eau à boire, mais en fait c’est assez compréhensible sachant que tout ce qui est oxydé c’est-à-dire à potentiel d’oxydoréduction élevé, on peut le considérer comme étant sec. Et à l’inverse tout ce qui réduit, donc à potentiel d’oxydoréduction plutôt bas, on peut le considérer comme humide. Exemple évident pour tout le monde, les feuilles des arbres ou la végétation au printemps ou bien la même végétation et les feuilles des arbres à l’automne. Eh bien, les feuilles des arbres à l’automne sont sèches, donc vous avez les couleurs jaunes, orangées et rouges et puis bruns qui apparaissent, et là ce sont des signes d’oxydation et de sécheresse. Les deux mots sont presque synonymes on va dire. Et à l’inverse, au printemps, c’est l’antioxydation, c’est l’inverse ça s’appelle la réduction dans le langage de la bioélectronique et de la chimie, et de la physico-chimie. Eh bien cette réduction s’accompagne vous voyez d’une belle hydratation et d’une belle prise de masse, de poids. Et on a vu que le vivant, surtout les végétaux bien sûr mais aussi les humains, quand un être vivant ou un humain prend du poids, en fait il prend de l’eau avant tout. Donc on peut dire que le potentiel redox c’est une question d’humidité et de sécheresse. Et ainsi, vous avez des eaux qui sont à potentiel d’oxydoréduction élevé, les eaux oxydées. Alors, c’est presque toutes les eaux en bouteille malheureusement puisque dès que vous les prenez loin de leur source, elles s’oxydent, donc elles perdent leurs électrons dans la définition originelle. Eh bien on peut dire que ce sont des eaux qui vont vous dessécher, il faudra en boire un peu plus pour être hydratée. Alors qu’une eau prise à la source, eh bien elle, parce qu’elle contient beaucoup d’électrons, qu’elle est réduite, il faut boire un petit peu moins pour être aussi bien hydrater.

Donc pour les gens secs, il ne faut pas trop s’amuser à boire des eaux oxydées. Les eaux oxydées, la  première c’est l’eau qui contient du chlore que l’on nous sert au robinet. Et malheureusement, on doit dire qu’aujourd’hui dans toutes les villes, ici à Montpelier donc près de chez moi, je sais que 80% parait-il de la population boit de l’eau du robinet et tout le monde en est très fier. Les ingénieurs qui surveillent l’eau disent que c’est très bien parce que l’eau est un aliment très surveillé en qualité sur quelques critères, mais en tout cas pas sur le potentiel redox. Et les gens boivent donc une eau oxydée, donc quelque part desséchante pour eux. Quand ils sont déjà secs, de tempérament sec, ça ce n’est pas une bonne idée non plus. Enfin, je ne sais pas si toutes ces notions qui arrivent comme ça en vrac sont claires, mais au cœur de tout ça, il y a toujours chaud, froid, humidité et sécheresse.

[00:11:45] Rodolphe Forget : Enfin, l’eau pour prendre sa douche me semblait important. J’ai donc rapidement demandé à Hervé Janecek ce qu’il en pensait.

[00:11:52] Hervé Janecek : Ce n’est pas tellement sa composition en minéraux, savoir qu’elle est chargée en minéraux ou, donc ça ce n’est pas trop important. Mais le plus important c’est son PH d’une part effectivement vis-à-vis de la peau, et puis son redox c’est-à-dire le côté est-ce qu’elle contient du chlore ou pas. Et ça c’est important de savoir ces critères-là parce que le côté redox comme on l’a vu, c’est une eau qui est inhalée non seulement au contact de la peau mais au mieux on parle de polluant et pas de chlore. Parce que dans le, qui dit chlore dit chloramine et trihalométhane qui sont des dérivés du chlore au contact de la matière organique. Et là c’est moins bien d’avoir ça en inhalation et donc, bien sûr c’est assez surveillé dans les réseaux, normalement il n’y a pas trop de chloramine et de trihalométhane, mais comme il y a du chlore, on peut toujours se dire qu’il y en a un petit peu. Donc pour l’eau du bain et de la douche, le premier critère ce n’est pas d’oxydant. C’est-à-dire on ne va pas, ce n’est pas une eau desséchante pour la peau et donc il faut au moins filtrer l’eau du bain et de la douche, enfin c’est le premier critère.

[00:13:10] Rodolphe Forget : Merci d’avoir suivi ce podcast audio. Pensez à mettre un pouce en l’air si vous avez apprécié et à vous abonner à la chaîne YouTube. Je vous dis à bientôt pour un prochain podcast.

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L’eau, cette merveilleuse boisson.

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L’eau c’est la vie. Sans eau, elle n’existe pas. C’est pourquoi cet élément est si important pour notre santé et bien au-delà. Notre corps est composé d’environ 70% d’eau ce qui veut dire qu’un individu qui pèse 70 kg contient dans son organisme environ 50 kg d’eau la plupart dans les tissus : sang, lymphe, os. L’eau représente également le « moyen » de toutes nos réactions métaboliques, elle est le « véhicule » mais également la nourriture de notre corps. L’eau permet aussi une élimination correcte des déchets de l’organisme, c’est un point important : les pertes en eau quotidienne représentent 2,5 litres au total c’est pourquoi on considère qu’un apport de 2,5 litres permet de compenser. Ces pertes s’effectuent par la respiration, par la transpiration, par l’urine et les selles, par perspiration de la peau.

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Les aliments nous apportent une eau à haute valeur énergétique et dynamique ; tout dépend de leur nature et de leur radio-vitalité. Ainsi les aliments issus d’un agriculture moderne conservent les résidus des pesticides, nitrates et autres produits polluants utilisés pour leur production alors qu’une agriculture biologique vous délivrera des aliments riches en eau vitale et pure. Cependant, il n’est pas toujours aisé de se fournir en matières issues de l’agriculture biologique mais qu’on en achète des légumes par exemple, il est préférable de les cuire à la vapeur pour en éliminer le maximum de toxines et de ne pas consommer le jus de cuisson même s’il contient l’essentiel des vitamines et minéraux issus de ces légumes.

Boire de l’eau est vitale. Mais boire n’importe quelle eau n’est pas bon car l’incidence est fâcheuse pour notre organisme ; l’eau est le véhicule de drainage des toxines et en même temps, l’eau nous apportent des minéraux qui sont utilisables grâce aux échanges électriques avec les cellules. Alors quelle eau faut-il boire ?

L’eau prise à la source est la plus intéressante car elle est « ionisée » c’est à dire porteuse d’une charge électrique libre négative ou positive tout en évitant le contact avec l’air ; elle apportera à l’organisme des minéraux facilement utilisables par nos tissus. Lorsque l’eau est industriellement mise en bouteille, elle perd beaucoup de sa forme « ionisée » ce qui rend les minéraux moins utilisables. Voilà pourquoi une eau thermale qui jaillit de la source est bien meilleure d’un point de vue thérapeutique.

Au contraire, l’eau minérale en bouteille est moins intéressante car elle est issue de la production des grands groupes de l’industrie agro-alimentaire qui à grand renfort de publicités, nous vantent les mérites thérapeutiques de leurs eaux. Les vertus médicinales de ces eaux sont quasi-miraculeuses ; elles nous apportent énergie, bien-être et nous rendent même joyeux, foutaises ! Certaines dépassent largement les 2 g de minéraux pour 1 litre ce qui normalement devrait être réservé aux eaux thérapeutiques issues des sources thermales. La reminéralisation de l’organisme avec l’eau est une illusion car nous trouvons beaucoup plus de minéraux dans nos aliments (fruits et légumes notamment) ce qui veut dire concrètement qu’une eau chargée en minéraux difficilement assimilables par l’organisme représente peu d’intérêt. L’essentiel est ailleurs, dans le pouvoir d’élimination et de drainage de l’eau et dans ce cas, il n’est absolument pas nécessaire de consommer une eau fortement minéralisée. Si une eau est pure donc peu minéralisée, elle absorbe les déchets puis aide à les dissoudre et enfin permet de les drainer grâce au phénomène d’osmose. Les eaux peu minéralisées contiennent de 20 mg à 100 mg de minéraux par litre ce qui est le cas de Mont Roucous, de Montcalm, de Celtic ou de Volvic (109 mg) pour vous citer des exemples.

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Voilà donc quelques indications d’eaux minérales et de source avec leur teneur en minéraux par litre et leur résistivité :

  • Mont Roucous : 19 mg et 44500 ohms (faible minéralisation, forte résistivité = excellent drainage)
  • Montcalm : 23 mg et 35700 ohms
  • Rosée de la reine : 18 mg et 43500 ohms
  • Celtic : 46 mg
  • Volvic : 109 mg et 5300 ohms
  • Montclar : 150 mg et 4400 ohms
  • Valvert : 201 mg et 2800 ohms
  • Cristaline : 259 mg et 2600 ohms
  • Evian : 309 mg et 1700 ohms
  • Thonon : 346 mg
  • Vittel : 840 mg et 820 ohms
  • Contrexeville : 2144 mg et 430 ohms
  • Vichy st Yorre : 4774 mg et seulement 144 ohms.

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Lire l’intégralité de l’article ici : http://www.esprit-naturopathie.fr/alimentation/12-archives-alimentation-2015/66-l-eau-ce-merveilleux-breuvage.html

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Eau : le point de vue des naturopathes

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Remarque. La position des naturopathes sur l’eau, telle qu’exprimée ici, repose sur le témoignage des experts interviewés qui s’appuient davantage sur les grands principes de base de leur approche et sur leur longue expérience pratique que sur des recherches scientifiques.

Contre l’eau du robinet

En naturopathie, on déconseille généralement l’eau du robinet comme source quotidienne d’eau. On préfère, de loin, l’eau de source ou encore l’eau du robinet, filtrée. C’est ce que recommande notamment Dr Andrew Weil1, médecin et naturopathe américain.

Eau pure?
L’eau « pure » – H2O et rien d’autre – n’existe pas dans la nature, puisque toute eau « naturelle » contient des micro-organismes, des minéraux et autres éléments chimiques. Même celle que l’on cueille à la source, en région sauvage.

D’après lui, le corps est sensible au chlore et au plomb présents dans l’eau, même s’ils y sont en quantités infimes. Son inquiétude concerne surtout les personnes plus sensibles aux contaminants, comme les bébés, les jeunes enfants et les femmes enceintes. Céline Arsenault, infirmière et naturopathe québécoise, partage son avis. « Nous constatons facilement que les eaux dites potables, mais qui sont chlorées et fluorées, modifient insidieusement notre équilibre interne. Cette modification de notre terrain biologique nous prédisposera à souffrir de certains problèmes de santé et à être plus vulnérables à certains virus ou mycoses », affirme-t-elle dans l’un de ses ouvrages2.

L’eau du robinet est-elle de qualité? Les experts en santé publique et les naturopathes répondent en tenant compte de facteurs différents. En santé publique, outre le goût, l’odeur et l’apparence de l’eau, deux valeurs prédominent : la qualité au point de vue microbiologique et la présence de substances indésirables qui respecte les normes de sécurité. « En naturopathie, on pense qu’il existe d’autres mesures de la qualité de l’eau », précise Danielle Ruelens, naturopathe.

Méfiance à l’endroit des minéraux

Bien entendu, les naturopathes reconnaissent l’importance d’une eau bactériologiquement saine. Ils privilégient en outre la consommation d’une eau qui contient peu de minéraux. Les principaux minéraux retrouvés dans l’eau sont le calcium, le sodium, le magnésium et le potassium. « La tendance est de recommander aux gens de boire davantage d’eau. On ne veut pas, par la même occasion, imposer un travail de filtration supplémentaire aux reins », explique Danielle Ruelens.

En naturopathie, on considère que les meilleures sources de minéraux sont les végétaux : les fruits et les légumes crus, les céréales complètes, les fruits secs et les noix9. Sous cette forme, ils seraient plus facilement assimilables par l’organisme. Les minéraux de l’eau ne seraient absorbés qu’en quantité infime parce qu’ils ne sont pas chélatés à des substances organiques, explique Danielle Ruelens. L’eau étant considérée comme un élément purificateur important, on souhaite donc qu’elle soit peu concentrée en minéraux et autres substances.

L’osmose inversée
Ce système de filtration utilise la pression pour faire passer l’eau à travers une membrane très fine, qui retient la grande majorité des minéraux, des produits chimiques et des métaux lourds.

Pour la consommation quotidienne, les naturopathes préconisent habituellement une eau contenant au total un maximum de 100 parties par million (ppm) de minéraux3. Cette concentration en minéraux de l’eau se rapprocherait de celle du corps, donc ne le surchargerait pas. À titre comparatif, l’eau Perrier en contient environ 475 ppm. Certaines eaux de sourcecontiennent peu de minéraux. On peut aussi obtenir cette teneur en minéraux en traitant l’eau du robinet par osmose inversée : cela donne une eau contenant environ 5 ppm de minéraux. Les filtres à eau sont une autre solution. Il en existe plusieurs types : filtres au charbon actif, filtres de céramique, etc. Certains peuvent être installés directement sur le robinet, d’autres prennent la forme de pichets filtrants. La teneur totale en minéraux de l’eau filtrée dépend des caractéristiques initiales de l’eau du robinet.

Les eaux riches en minéraux possèdent des vertus thérapeutiques et peuvent convenir à des cures thermales de courtes périodes (sous la supervision d’un professionnel de la santé). Il est toutefois déconseillé d’en boire quotidiennement, car elles fatigueraient les reins4.

Lire la suite de l’article ici : https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=eau_autre_vision_do

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Quelle eau boire ? Eau du robinet, eau en bouteille ou eau filtrée par l’association UFC-QUE CHOISIR

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Eau du robinet, eau en bouteille ou eau filtrée à domicile, quelle eau boire ? Le choix n’est pas toujours facile, tant les informations sont multiples et contradictoires, les publicités influentes et les intérêts économiques puissants.

L’EAU DU ROBINET
C’est un paradoxe. L’eau du robinet suscite de la méfiance bien qu’elle soit très contrôlée. Sauf cas particuliers peu fréquents, c’est une eau potable, c’est-à-dire conforme aux exigences sanitaires définies par décret. Cinquante-quatre paramètres différents font l’objet d’une surveillance et sont régulièrement contrôlés. Ce sont les pôles Santé et Environnement des Ars, les Agences régionales de santé, qui en sont chargés. Localement, les services responsables des usines de traitement pour la potabilisation et des réseaux de distribution font également leur propre suivi. Il est quasi permanent sur les grands réseaux qui alimentent de grandes villes ou les communautés de communes, moins fréquent sur les petits réseaux qu’on peut trouver en zone rurale. Mais les grandes alertes sur la dégradation de la qualité de l’eau du robinet lancées dans les années 1990 par Que Choisir, dès 1990 d’ailleurs pour les nitrates, puis pour les pesticides, ne sont plus d’actualité. Depuis, les stations de traitement se sont multipliées, les captages d’eau potable pollués par les nitrates et/ou les pesticides sont régulièrement abandonnés. Si les rivières et les nappes souterraines sont toujours très contaminées, la pollution de l’eau du robinet par les nitrates devient rare, et les dépassements de normes sur les pesticides peu fréquents. Concernant le plomb au robinet, un problème soulevé en 1999 par Que Choisir, la réglementation s’est durcie. La limite réglementaire a d’abord été abaissée de 50 à 25 µg/l (microgrammes par litre) pour l’eau potable, et les branchements publics en plomb ont été remplacés. Depuis le 25 décembre 2013, la limite  réglementaire du plomb dans l’eau potable est même fixée à 10 µg/l, ce qui correspond à la valeur guide recommandée par l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé. Le problème peut encore concerner des immeubles anciens, quand des conduites intérieures en plomb desservent des cuisines. En cas de doute, il faut éviter de consommer le premier jet du matin. C’est en effet quand l’eau stagne dans les canalisations qu’elle peut se charger en plomb, il faut donc la laisser couler quelques instants avant la première utilisation de la journée. Sauf cas particuliers, l’eau du robinet est donc potable et de qualité.

L’EAU EN BOUTEILLE
Force est de constater que les eaux en bouteille doivent faire de plus en plus de publicité pour maintenir leurs parts de marché. La baisse du pouvoir d’achat et la crise économique y ont été pour beaucoup, mais les eaux en bouteille doivent compter avec un nouvel ennemi, la prise de conscience de leur impact environnemental. Nul n’ignore plus que le transport par camion émet des gaz à effet de serre et que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Or, quand il s’agit d’eau, il suffit de passer à celle du robinet pour éviter les déchets plastique, rien de plus simple. Il existe deux grandes catégories d’eaux en bouteille : les eaux minérales et les eaux de source. Elles sont d’origine souterraine, comme d’ailleurs les deux tiers de l’eau du robinet distribuée en France.

Suite de l’article ici :
https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-quelle-eau-boire-n4855/