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Douleur chronique post-opératoire : le plus givré des traitements

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Et si une nage forcée en eau froide était un traitement efficace et définitif contre une douleur rebelle après chirurgie ? C’est la question que l’on est en droit de se poser à la lecture d’un cas clinique spectaculaire publié par des médecins britanniques le 12 février 2018dans la revue en ligne BMJ Case Reports.

Un homme de 28 ans souffre de violentes douleurs persistantes après avoir été opéré. Il a subi quelques jours plus tôt une sympathectomie thoracique endoscopique car il souffrait de rougissements sévères, incontrôlables et très invalidants du visage. Cette intervention a consisté à pratiquer de petites incisions dans l’espace situé entre les côtes et à sectionner le nerf sympathique au niveau des premières vertèbres thoraciques, après échec des traitements médicaux. Dans cette pathologie*, le système sympathique s’emballe et dilate les vaisseaux du visage, ce qui entraîne la rougeur.

La sympathectomie thoracique endoscopique peut endommager les nerfs intercostaux et entraîner après l’opération une douleur dite neuropathique siégeant au niveau de la poitrine. Ce type de douleur, provoquée par des lésions du système nerveux, n’est généralement pas facile à traiter et ne répond pas toujours aux médicaments analgésiques. Le patient opéré souffrait depuis son intervention de douleurs intenses et bilatérales au niveau de la 5e vertèbre thoracique. Il n’était pas soulagé par la kinésithérapie et les médicaments anti-douleur prescrits : paracétamol, anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et analgésiques opiacés. Les sévères douleurs de la névralgie intercostale sont même accentuées par les mouvements lors de séances de physiothérapie. Dix semaines après l’intervention chirurgicale, le patient est dans une grande détresse. Son état douloureux l’empêche de pratiquer une activité sportive et altère sa qualité de vie.

Ce patient, qui avait pratiqué des compétitions de triathlon, décide alors de nager en eau libre afin de ne plus penser un temps à ses douleurs, sans que l’équipe soignante n’en sache rien. Il se trouve le long d’une côte rocailleuse, ce qui l’oblige à plonger puis à nager environ une minute avant de rejoindre plus loin le rivage en toute sécurité.

Il nage dans une eau à 10 °C. L’effort physique est extrêmement important. Son crawl s’accompagne de mouvements de tous ses membres pour lutter contre le froid. Il se dit alors qu’il va mourir tant la température de l’eau est basse.  » Dès que je me suis retrouvé dans l’eau, j’ai eu une vision en tunnel. Pour la première fois depuis des mois, j’ai complètement oublié la douleur ou la peur de ressentir des douleurs fulgurantes dans la poitrine quand je bougeais. Tout mon corps frissonnait à cause du froid. Je me disais que si j’arrêtais de nager,  j’allais vite geler. Au bout d’un moment, j’ai commencé à y prendre plaisir. C’était comme une immense bouffée d’adrénaline. J’étais prêt à parier que je n’éprouvais aucune douleur, même si j’essayais d’en ressentir. Lorsque je suis sorti de l’eau, j’ai réalisé que ma douleur neuropathique avait disparu. Je ne pouvais y croire », peut-on lire dans l’article médical qui rapporte les propos du patient.

Depuis sa nage dans une eau très froide, le jeune homme n’a plus eu à souffrir de sa névralgie intercostale. Il peut bouger et faire de l’exercice comme bon lui semble. Il a retrouvé toute sa mobilité et une qualité de vie normale. Il a également arrêté de suivre son traitement par AINS et opiacés.

Ce cas clinique, rapporté par le psychiatre Tom Cole (Université de Cambridge) et Pieter Mackeith (University of East Anglia, Norwich), est unique. Les auteurs déclarent ne pas avoir retrouvé de cas dans la littérature médicale faisant état de la disparition d’une douleur neuropathique associée à une incapacité de bouger après une nage en eau froide.

Nage forcée en eau froide

Il est difficile d’affirmer avec certitude l’existence d’une relation causale entre le fait de n’avoir pas d’autre choix que de nager dans une eau froide et la rémission totale de la douleur neuropathique. Mais force est de constater, déclarent les auteurs, que la concomitance des événements, le ressenti du patient, le fait qu’il ne s’attendait pas à la survenue d’un tel phénomène et l’absence d’explications alternatives,« augmentent la probabilité d’une relation de cause à effet, au delà d’un effet placebo ». 

L’immersion brutale dans l’eau froide, associée au danger de mourir noyé, a pu entrainer une suractivité du système sympathique. La réponse de l’organisme au froid a par ailleurs pu provoquer une baisse de perfusion du cerveau et un état de conscience altéré. Tout ceci expliquerait sur le moment une modification de la perception de la douleur, en d’autres termes « une analgésie endogène de courte durée ».

De plus, notent les auteurs, se retrouver contraint de nager dans une eau froide a pu faire en sorte de solliciter de façon totalement inattendue d’autres récepteurs que ceux impliqués dans la douleur, notamment les mécanorécepteurs (sensibles à la pression et localisés dans les muscles, les tendons et les articulations), les thermorécepteurs (qui mesurent les variations de température cutanée) et les propriorécepteurs (impliqués dans la sensibilité profonde du corps et qui renseignent sur la position des différentes parties du corps). Autrement dit, on ne peut exclure que les messages nerveux provenant de ces divers récepteurs l’aient emporté sur les nocicepteurs, qui transmettent les influx douloureux.

Les auteurs n’excluent cependant pas la possibilité que la névralgie intercostale post-sympathectomie relevait en partie d’un mécanisme impliquant le système nerveux autonome et que celui-ci ait pu être submergé lors de la nage en eau froide par la suractivité du système sympathique.

Lire la suite de l’article ici : http://realitesbiomedicales.blog.lemonde.fr/2018/02/13/douleur-chronique-post-operatoire-le-plus-grive-des-traitements/

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10 bons conseils pour nager en eaux froides

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1 – Simple précaution

Le bon sens invite à rendre visite à son médecin pour un bilan pendant lequel vous lui ferez part de votre projet. Comme on le ferait avant de s’inscrire dans une salle de sport ou d’aborder une quelconque activité physique. D’autant que le froid provoquant une vasoconstriction le cœur est soumis un travail supplémentaire pouvant être fatal pour des personnes souffrant de maladie cardiaque — déclarée ou non.

2 – Quand commencer ?

Plusieurs écoles, plusieurs méthodes. La progressive qui propose de continuer de se baigner après l’été pour avancer vers les saisons froides. La radicale propose de rentrer en eaux froides sans progressivité dans le temps. La première méthode semble cependant plus à la portée de tous.

3 – Dans quelles eaux ? 1/2

Pour ceux qui sont proches des bords de mer, cela est relativement facile. En général on ne se retrouve pas seul, des groupes de pratiquants seront ravis de vous faire part de leur expérience. Quant à ceux qui possèdent ou on accès à une piscine ou un bassin extérieurs les choses seront encore plus simple.

4 – Dans quelles eaux ? 2/2

L’eau salée est pour certains plus agréable en toutes saison que l’eau d’un bassin. Les sensations sont différentes et le ressenti de la température modifié. Sachant qu’une eau de mer propre à la baignade apportera un petit plus en matière de santé qu’une eau tout bonnement traitée.

5 – En maillot de bain ou en néoprène

Tout dépend de vous et de votre tolérance au froid, il faut dire qu’en dessous de 15° une  combinaison en néoprène permet de prolonger le bain et d’amoindrir le choc initial avec l’eau froide. Il existe des tenues plus ou moins sophistiquées, plus ou moins chères aussi. Pour commencer, un petit bodyboard fera l’affaire, puis on peut passer à la combinaison intégrale très confortable, mais guère facile à mettre et à enlever.

6 – Et la tête !

S’il y a une partie du corps à protéger en priorité, c’est bien la tête. L’ordinateur central est fragile et peut se dérégler rapidement. Pour ce faire un ou deux bonnets en silicone feront l’affaire. À noter qu’il existe des bonnets en néoprène. Et pourquoi pas des bouchons d’oreille en silicone qui viendront protéger les conduits auditifs ?

7 – D’un coup ou progressivement

Ils ne sont pas nombreux ceux qui plongent dans une eau très froide à l’instant. Ils sont ou très sûrs d’eux — techniques de préparation physique et morale — soit très imprudents. Le mieux pour nous simples mortels et d’y aller progressivement après quelques étirements — un échauffement poussé n’est pas recommandé — et une hyperventilation. Nuque, avant-bras et pieds seront mouillés avant de rentrer complètement dans l’eau.Ainsi, notre corps aura le temps de se mobiliser face à cette nouvelle situation.

8 – Combien de temps ?

Tout dépend bien sûr de la température de l’eau. Comme on n’est pas dans l’établissement d’un record, mais dans une activité régulière et bénéfique pour la santé, on gardera raison avant tout. On sera donc à l’écoute de son corps avant, pendant et après le bain. Se faire une trop grande violence est non seulement stupide, mais va à l’encontre des bénéfices recherchés.

Lire la suite de l’article ici : http://www.10bonsconseils.com/nager-en-eaux-froides.html

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Nager dans l’eau froide c’est bon pour la santé et surtout très bon pour le moral : ça rend heureux

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Il y a depuis longtemps en Normandie un adepte de la nage en eau froide, surnommé « Ice doctor » : à toutes les saisons, il plonge dans la Seine. Une étude médicale de Portsmouth est en train de prouver que c’est un antidépresseur naturel, avec essais cliniques dans la Manche (la mer) .

Et vous ça vous tente ? une eau est glacée en-dessous de 5 ° et froide en-dessous de 15°.
Des températures que l’on a l’habitude de cotoyer sur notre littoral normand. Alors pourquoi pas vous …

Depuis longtemps, on entend les adeptes du bain de Noël ou du Nouvel An , sur les plages normandes, nous dire le bien qu’ils ressentent après cette immersion en eau froide. « Vivifiant, raffermissant, tonique, bon pour la peau, bon pour le moral »…Le bain de fin d’année est même devenu très rapidement une mode!

Il y a même aujourd’hui des championnats du monde de nage en eau glacée auxquels participe un normand, le  « Ice doctor » : le généraliste un peu « givré » de Sotteville-Les-Rouen ( Cf à un article de Ouest-France)  .
En 2016, France 3 Normandie lui avait consacré  un reportage :

L’histoire de cette femme également, plaide pour les bienfaits de l’eau froide sur le corps humain :

Tout le monde sait qu’il est conseillé d’asperger chaque matin ou chaque soir ses jambes d’eau glacée, dans la douche pour tonifier la circulation.
Et bien Johanna Nordblad, détentrice d’un record du monde féminin de plongée sous la glace, a commencé la nage en eau très froide après un grave accident de vélo, un médecin lui a recommandé alors une thérapie par l’eau glacée pour soulager ses douleurs. L’effet sur elle a été sans appel.

Lire la suite de l’article ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/nager-eau-froide-c-est-bon-sante-surtout-tres-bon-moral-ca-rend-heureux-1542262.html

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Le froid s’affirme comme traitement contre le cancer

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La technique de la cryothérapie connaît un développement rapide, en particulier pour traiter les petites tumeurs.

De petites sondes métalliques, refroidies par une circulation liquide d’azote ou d’argon, pénètrent au cœur des organes et détruisent de petites tumeurs cancéreuses ou des groupes de cellules qui perturbent le fonctionnement du cœur. Si la médecine a su depuis longtemps utiliser le froid par l’extérieur, son application à l’intérieur de l’organisme est plus récente. Il est désormais utilisé aussi souvent que le chaud dans certains troubles du rythme et prend une importance de plus en plus grande pour le traitement de certaines tumeurs, notamment lorsque la chirurgie n’est pas possible.

«Le froid offre l’avantage, par rapport au chaud, d’avoir un effet progressif», souligne le Pr Jean-Claude Deharo, cardiologue spécialisé en rythmologie au CHU de La Timone, à Marseille. «Il est possible d’interrompre son application pour éviter d’abîmer des tissus proches de la zone à traiter.» Le froid détruit toutes les cellules qu’il atteint, saines ou non: la dextérité du médecin et les outils qui lui permettent de contrôler l’application du traitement sont essentiels pour cibler son effet. Les troubles du rythme sont souvent provoqués par des petits groupes de cellules cardiaques ou vasculaires dont l’activité électrique n’est plus synchronisée avec les autres cellules. Le froid interrompt cette activité électrique avant de détruire les cellules: le médecin peut donc contrôler que les cellules qu’ils visent sont bien responsables de l’arythmie à traiter avant d’appliquer le froid profond qui les éliminera définitivement.

Des glaçons dans la cellule

La position exacte des cryosondes, qui apportent le froid jusqu’aux cellules à détruire, est toujours contrôlée en direct par imagerie: échographie, scanner ou IRM. Le froid est appliqué en plusieurs fois, pour amener les cellules à une température de -40 °C. À cette température, des glaçons se forment à l’intérieur de la cellule et peuvent la détruire. La glace qui se forme tout autour provoque un appel d’eau vers l’extérieur des cellules qui se rétractent puis gonflent à nouveau lorsqu’on les laisse se réchauffer, jusqu’à éclater. Le praticien applique donc le froid par vagues successives pour détruire des cellules sans laisser le froid s’étendre hors de la zone qu’il veut traiter.

Les débris des cellules éclatées sont ensuite éliminés par le système immunitaire, et notamment les globules blancs. Plusieurs études semblent indiquer que ce processus d’élimination des cellules détruites favorise la destruction des cellules cancéreuses restantes par le système immunitaire. En outre, le froid détruit également les petits vaisseaux sanguins qui alimentent, ce qui réduit le risque de récidive si quelques cellules cancéreuses échappent au traitement. «Le taux de récidive, pour les petites tumeurs du rein que nous traitons fréquemment dans notre service, est inférieur à 5 %», précise le Pr Éric de Kerviler, radiologue à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. «Ces récidives peuvent souvent être traitées à nouveau par la même approche.»

Lire la suite de cet article ici : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/06/06/22428-froid-saffirme-comme-traitement-contre-cancer

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Les 10 bienfaits de la douche froide

L’eau est une source de vie qui tient un grand rôle dans notre organisme, que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. Quand nous consommons de l’eau, nous maintenons notre corps hydraté, nous prenons soin de notre peau qui en devient plus lumineuse et nous facilitons beaucoup d’autres fonctions de notre corps. Cependant, les bienfaits de l’eau ne se trouvent pas uniquement dans sa consommation interne : il faut savoir que le contact externe avec ce liquide est également très bon pour notre santé.

Prendre une douche est une habitude quotidienne d’hygiène et de santé que nous avons tous. Nous préférons souvent nous doucher avec de l’eau tiède ou chaude car cela parait plus relaxant et agréable. Pourtant, cela n’est pas recommandé étant donné qu’il a été démontré que l’eau froide est plus bénéfique pour notre peau et pour d’autres fonctions de notre organisme. Voulez-vous connaitre les bienfaits de la douche froide ?

Elle stimule le système immunitaire

Quand nous prenons une douche froide, notre corps réagit immédiatement en stimulant et en renforçant notre système immunitaire. Cela permettra à notre organisme de mieux répondre et de se protéger contre les virus et les infections.

La peau parait plus saine et lumineuse

L’eau froide est très bénéfique pour peau, dans sa consommation interne ou externe. Quand nous nous douchons avec de l’eau froide, elle conserve sa fermeté et son élasticité alors que quand nous nous douchons à l’eau chaude, elle a tendance à devenir flasque, à se dessécher et des rides peuvent y apparaitre plus tôt.

Elle améliore la circulation

Pour les personnes qui ont des problèmes de circulation, l’eau froide reste l’une des thérapies les plus efficaces car elle favorise la bonne circulation sanguine et aide à mieux répartir l’oxygène et les nutriments dans tout l’organisme.

Elle évite les varices

En améliorant la circulation et en provoquant la contraction vasculaire, l’eau froide aide à éviter l’apparition de varices et les réduit visiblement.

Elle décongestionne les organes internes

Une douche à l’eau froide provoque la contraction vasculaire ce qui engendre un décongestionnement des organes internes. Cela aide à ce que les toxines et les impuretés s’écoulent jusqu’aux pores et disparaissent.

Elle calme le stress

Une bonne douche froide peut aider à réduire le stress et l’anxiété, même s’il faut être vigilant : dans certains cas, cela peut provoquer l’effet inverse.

Pour lire la suite de l’article cliquez ici : https://amelioretasante.com/les-10-bienfaits-de-la-douche-froide/