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Spa, thalasso, thermes… Les Français adorent l’eau

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Comme les Macron et leur rêve de piscine à Brégançon, les Français n’ont jamais autant aimé mouiller le maillot (de bain). Nouveaux complexes, investissements pharaoniques, la balnéothérapie s’est offert une cure de jouvence.

Ce sont des préfixes magiques. Aqua-bidule, hydro-truc… et le chiffre d’affaires suit. L’esperluette fonctionne bien elle aussi : Machin-chose & spa. A coup sûr, les plaisirs et soins d’eau font recette, ces temps-ci.

Toutes les occasions sont bonnes : la France nage, glisse, plonge, patauge, flotte, barbote, s’hydrate, se rafraîchit, ramollit, se dissout… De tous côtés, elle prend l’eau. Aux premières chaleurs, que promet la maire de Paris ? Une baignade dans la Seine, d’ici à 2024. Qu’exige le président de la République ? Une piscine, en son fort varois de Brégançon ! Ministres et conseillers, eux, tenteront d’estomper leurs cernes au spa ou d’éloigner le burn-out en thalassothérapie.

Thalassothérapie et thermalisme

Cette dernière « se porte bien », admet le docteur Marie Perez-Siscar, qui en préside le syndicat officiel, France Thalasso. Ces soins par la mer, les boues, algues et oligoéléments, invention française du XIXe siècle, côté Atlantique, sont désormais dispensés dans 51 centres littoraux. Avec l’offre croît la fréquentation : de 7 % en moyenne entre 2010 et 2016, et encore de 4 % en 2017, pour un chiffre d’affaires annuel de 350 millions d’euros.

Au milieu des années 2000, menacé de déremboursement, le thermalisme pâtissait d’une image vieillotte.

Certes, la perspective de passer six jours en peignoir éponge, hébergé dans un hôtel qui vend la nuit au prix de la semaine en all inclusive tunisien, ne réjouit plus forcément. En revanche, on s’offre volontiers un week-end, une journée. Et même un petit après-midi, dos massé par l’eau de mer qui tombe du col-de-cygne, puis par des mains expertes, pour une cinquantaine d’euros. « On cherche à proposer des nouveautés, assure le docteur Perez-Siscar, mais les clients reviennent toujours à l’eau. Ce qui est le plus prisé, c’est être seul dans son bain bouillonnant, à se recentrer. La thalasso est le lieu où l’on se met en mode pause…

Lire la suite de l’article ici : https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/06/29/spa-thalasso-thermes-les-francais-adorent-l-eau_5323287_4497916.html

 

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A Châteauroux, les femmes enceintes se jettent à l’eau

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Châteauroux. Depuis le début du mois, le centre hospitalier propose aux parturientes des séances de préparation à l’accouchement, à l’espace balnéo.

Pauline, Jennifer, Lucie et Fanny ont le sourire aux lèvres. A la suite de Nelly Bonnet, elles pratiquent divers exercices dans le bassin, à 34 °C, du Centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR) du centre hospitalier. Ce n’est pas pour se remettre d’une intervention chirurgicale ou d’un accident qu’elles barbotent dans la salle de balnéothérapie. C’est pour préparer leur accouchement.
“ En symbiose avec le bébé ”« C’est une nouvelle offre du centre hospitalier de Châteauroux, présente le docteur Xavier Roy, du pôle CSSR. Nous montons progressivement en puissance dans l’utilisation de l’espace balnéothérapie, ouvert en septembre 2017. » D’abord accessible aux personnes hospitalisées en soins de suite, le bassin est disponible, depuis avril, pour des séances de préparation à la naissance.
La seule condition pour participer à cette activité, remboursée par la Sécurité sociale, « c’est d’accoucher à la maternité de Châteauroux », indique Françoise Bandaly, chef du Pôle mère-enfant, 1.300 naissances en 2017. Car « ce n’est pas de l’aquagym, insiste la docteure Françoise Bandaly. Il s’agit d’une préparation à l’accouchement, encadrée par une sage-femme ». A raison de six séances de deux heures, une par semaine entre le septième et le neuvième mois de grossesse, les patientes suivent une première heure de théorie sur la grossesse et la naissance, puis elles se jettent à l’eau, la deuxième heure.

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Apnée, marche… les exercices sont variés et, toujours, dans l’eau. « Les femmes enceintes ont une relation privilégiée avec l’eau, affirme la docteure Françoise Bandaly (…)

Lire l’intégralité de l’article ici : https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/les-femmes-enceintes-se-jettent-a-l-eau