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Choisir son eau en fonction de son profil ayurvédique

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Dans ce podcast, il est question de choisir son eau de consommation et son eau d’hygiène en fonction de son profil ayurvédique. Hervé Janecek docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en Médecine y répond tout d’abord en nous rappelant brièvement ce qu’est l’ayurvéda, et quelle eau choisir en fonction de son profil ayurvédique que ce soit pour le pH de l’eau, la température adéquate ou le redox.

 

 

[00:00:00] Rodolphe Forget : Bonjour à tous ! Au micro de ce podcast audio EAU Séance c’est Rodolphe Forget, vidéaste et bloggeur sur le sujet de l’eau. Dans ce podcast, nous allons voir combien il peut être utile de connaitre son profil ayurvédique afin de choisir une eau de boisson et une eau d’hygiène appropriée. Pour cela, j’ai interviewé Hervé Janecek, docteur vétérinaire, chercheur en biologie, en nutrition et en médecine.

L’enregistrement a duré environ 1h30 que j’ai raccourci à 15mn pour coller comme vous vous en doutez au standard Youtubesque. Avant de commencer à écouter quelques extraits, je vous rappelle qu’une transcription du podcast est disponible sur le site EAU Séance, dont l’URL est dans la description de cette vidéo, tout comme les infos utiles sur Hervé Janecek ou sur le site EAU Séance. Allez, je lance le jingle.

(Jingle)

La première question que j’ai posée à Hervé Janecek était de nous faire un rapide descriptif de ce qu’était l’Ayurveda.

[00:01:09] Hervé Janecek : Tout à fait, donc l’Ayurveda c’est une branche, la branche essentielle de la médecine indienne donc à côté de la dévotion, à côté de l’astrologie aussi. Donc c’est la branche qui s’occupe de la diététique, qui s’occupe de la phytothérapie, qui s’occupe aussi des soins par les sons qu’on appelle les mantras. Donc c’est une branche fondamentale de la médecine et qui, le mot Ayurveda signifie donc la compréhension du vivant. Donc ça c’est une première chose. Alors l’originalité de la médecine indienne et de l’Ayurveda, c’est de classifier les personnes donc les patients, les malades, en typologie.

Et typologie, ça veut dire que, eh bien si vous êtes grand, gros ou petit, mince ça a une vraie différence, c’est une vraie différence pour un médecin. Et en fonction de ça, il va prescrire des plantes. Par exemple s’il y a un type grand, gros et gras tousse, ou un petit maigrichon tousse, eh bien le remède ne sera pas contre la toux, mais sera contre la toux adaptée à la constitution de la personne. Et donc les plantes choisies, les attitudes diététiques choisies seront différentes. Les Indiens ils ont appelé ces différents critères non pas comme les Grecs autrefois, non pas comme les Chinois, mais ils ont appelé les gens, ils ont répartis les gens en trois grands critères, que sont les types Kapha, Pitta et Vata. Et en gros, je dis bien en gros, les gens Kapha et Vata sont des types froids. Le Vata étant plutôt maigre, le Kapha étant plutôt lourd de tempérament, donc plutôt humide on va dire. Et le type chaud qui est le type Pitta, eh bien c’est le tempérament qui est à la fois soit ni trop grand, ni trop fort, ni trop humide, ni trop maigre et lui il sera toujours par contre accéléré. Donc en médecine indienne, ils décrivent un type chaud si vous voulez et deux types froids, sachant que les personnes sont toujours bien sûr de différents types. Et un type pur n’existe jamais tout seul, il existe des mixtes entre ces tendances froides et humides ou chaudes et sèches.

[00:03:47] Rodolphe Forget : Ensuite, je lui ai posé la question principale du podcast qui était de savoir si chaque dosha ou profil ayurvédique pouvait boire la même eau que ce soit en fonction du volume, de la composition, de la température ou du redox de l’eau.

[00:04:03] Hervé Janecek : Ben justement non. Si on est attentif donc à ces physiologies, à ces typologies indiennes, on va se dire que quelqu’un qui est grand, gros, fort va devoir boire une eau de drainage, c’est-à-dire une eau déjà légère en composition. Donc on va dire que ce grand, gros, costaud, eh bien va être de typologie lourde, un Kapha. C’est lourd, le mot lourd est associé à la typologie Kapha. On va lui indiquer plutôt une eau donc faible en minéraux, une eau qu’on va appeler de source et non pas minérale et plutôt sur le long terme. Alors que si vous avez une typologie d’un homme ou d’une dame qui soit plutôt mince, maigre même, plutôt ralentie, eh bien l’idée de lui donner une eau faible en minéraux, donc très légère, n’est pas une bonne idée forcément et il faut peut-être la charger un petit peu plus de façon à ce que cette eau-là ait un petit peu de structure, pas trop quand même parce qu’à ce moment-là, ça serait la limite pour un bon drainage des reins. Et les gens maigres comme les gens gros bien sûr ont besoin d’avoir des reins fonctionnels. Donc voilà déjà une première chose qu’il faudrait observer.

La deuxième chose c’est le pH de l’eau. J’ai pu à travers différentes corrélations et études, lier le PH de l’eau donc acide ou basique, à justement ces constituions chaudes ou froides. On va dire que les pH acides c’est plutôt, on va dire une « eau chaude » et le pH basique ça serait plutôt une eau froide, c’est  à dire plutôt ralentissant le métabolisme. Alors je m’explique. Exemple, Mont Roucous, l’eau de Mont Roucous, une eau de source, elle est à la fois légère et elle a un pH égal à 6. Donc on peut dire que c’est une eau qui est à la fois légère et chaude. Et donc ça serait bien pour quelqu’un qui, un grand, gros costaud, un peu mou du genre hypothyroïdien, qui serait de typologie Kapha, de typologie froide donc. Et à l’inverse, ça ne serait pas une bonne idée de lui donner de la Vittel, Vittel avec un PH 7.6. 7-6 donc par rapport à 6 c’est une grosse grosse différence, 1.6 de différence. Et donc des eaux à pH élevé ce ne serait pas une bonne indication pour quelqu’un qui est déjà ralentie de métabolisme. Donc ce ne serait pas bon non plus pour un Vata qui est froid parce que ce serait un ralentissement supplémentaire de métabolisme lié à l’eau. Et ça c’est une notion qui surgit en fait, qui peut se comprendre à la suite de l’étude de ces typologies.

Alors après, il y a le côté aussi chaud et froid de l’eau. C’est-à-dire vous êtes froid, donc que ça soit Kapha donc lourd, ou Vata donc léger et sec, eh bien vous devez boire chaud et non pas boire froid. C’est-à-dire que le grand verre d’eau que vous prenez par exemple le matin, il ne faut pas s‘amuser à le prendre froid, même en été il vaut mieux le prendre à une température normale plutôt que de le prendre franchement froid parce que froid, vous allez encore vous ralentir. Et ça ce n’est pas bon pour votre typologie, donc il vaut mieux recommander aux gens à ce moment-là de prendre des eaux chauffées, faire des tisanes ou autre chose, mais en tout cas des eaux qui sont plutôt chauffées, et donc pas brulantes forcément, mais en tout cas plutôt chaudes, au moins à température du corps, c’est-à-dire 37°. Donc il ne faut pas, alors ça c’est des choses que j’ai largement observées, donc des gens qui sont ralentis dans leur physiologie, il ne faut pas leur conseiller des eaux à pH élevé ni des eaux froides. Il faut leur conseiller des eaux plutôt chaudes et à pH bas, tu vois la différence. Alors pour les gens qui sont Pitta, c’est-à-dire ceux qui sont déjà fébriles, insomniaques, accélérés dans leur métabolisme surtout en saison chaude, leur en proposer du chaud ce serait en rajouter, donc ce n’est pas bien. Donc il vaut mieux leur conseiller une eau à pH de la, enfin de la température de la pièce et donc avec un PH plus ou moins neutre c’est-à-dire autour de 7.2 qui est le pH du sang par exemple. Le pH du sang c’est 7.3 très exactement, donc quand on est entre 7 et 7.2, 7.3, on n’est pas loin de la neutralité et donc on peut dire que c’est un pH qui n’est ni trop élevé, ni trop bas.  Donc ça c’est l’intérêt.

Alors pour le côté le redox de l’eau donc qui est un grand critère de la mise en avant par bioélectronique du professeur Louis Claude Vincent, là on peut corréler complètement à l’humidité ou la sècheresse. Ça peut paraitre bizarre de parler de sècheresse ou d’humidité pour une eau, une eau à boire, mais en fait c’est assez compréhensible sachant que tout ce qui est oxydé c’est-à-dire à potentiel d’oxydoréduction élevé, on peut le considérer comme étant sec. Et à l’inverse tout ce qui réduit, donc à potentiel d’oxydoréduction plutôt bas, on peut le considérer comme humide. Exemple évident pour tout le monde, les feuilles des arbres ou la végétation au printemps ou bien la même végétation et les feuilles des arbres à l’automne. Eh bien, les feuilles des arbres à l’automne sont sèches, donc vous avez les couleurs jaunes, orangées et rouges et puis bruns qui apparaissent, et là ce sont des signes d’oxydation et de sécheresse. Les deux mots sont presque synonymes on va dire. Et à l’inverse, au printemps, c’est l’antioxydation, c’est l’inverse ça s’appelle la réduction dans le langage de la bioélectronique et de la chimie, et de la physico-chimie. Eh bien cette réduction s’accompagne vous voyez d’une belle hydratation et d’une belle prise de masse, de poids. Et on a vu que le vivant, surtout les végétaux bien sûr mais aussi les humains, quand un être vivant ou un humain prend du poids, en fait il prend de l’eau avant tout. Donc on peut dire que le potentiel redox c’est une question d’humidité et de sécheresse. Et ainsi, vous avez des eaux qui sont à potentiel d’oxydoréduction élevé, les eaux oxydées. Alors, c’est presque toutes les eaux en bouteille malheureusement puisque dès que vous les prenez loin de leur source, elles s’oxydent, donc elles perdent leurs électrons dans la définition originelle. Eh bien on peut dire que ce sont des eaux qui vont vous dessécher, il faudra en boire un peu plus pour être hydratée. Alors qu’une eau prise à la source, eh bien elle, parce qu’elle contient beaucoup d’électrons, qu’elle est réduite, il faut boire un petit peu moins pour être aussi bien hydrater.

Donc pour les gens secs, il ne faut pas trop s’amuser à boire des eaux oxydées. Les eaux oxydées, la  première c’est l’eau qui contient du chlore que l’on nous sert au robinet. Et malheureusement, on doit dire qu’aujourd’hui dans toutes les villes, ici à Montpelier donc près de chez moi, je sais que 80% parait-il de la population boit de l’eau du robinet et tout le monde en est très fier. Les ingénieurs qui surveillent l’eau disent que c’est très bien parce que l’eau est un aliment très surveillé en qualité sur quelques critères, mais en tout cas pas sur le potentiel redox. Et les gens boivent donc une eau oxydée, donc quelque part desséchante pour eux. Quand ils sont déjà secs, de tempérament sec, ça ce n’est pas une bonne idée non plus. Enfin, je ne sais pas si toutes ces notions qui arrivent comme ça en vrac sont claires, mais au cœur de tout ça, il y a toujours chaud, froid, humidité et sécheresse.

[00:11:45] Rodolphe Forget : Enfin, l’eau pour prendre sa douche me semblait important. J’ai donc rapidement demandé à Hervé Janecek ce qu’il en pensait.

[00:11:52] Hervé Janecek : Ce n’est pas tellement sa composition en minéraux, savoir qu’elle est chargée en minéraux ou, donc ça ce n’est pas trop important. Mais le plus important c’est son PH d’une part effectivement vis-à-vis de la peau, et puis son redox c’est-à-dire le côté est-ce qu’elle contient du chlore ou pas. Et ça c’est important de savoir ces critères-là parce que le côté redox comme on l’a vu, c’est une eau qui est inhalée non seulement au contact de la peau mais au mieux on parle de polluant et pas de chlore. Parce que dans le, qui dit chlore dit chloramine et trihalométhane qui sont des dérivés du chlore au contact de la matière organique. Et là c’est moins bien d’avoir ça en inhalation et donc, bien sûr c’est assez surveillé dans les réseaux, normalement il n’y a pas trop de chloramine et de trihalométhane, mais comme il y a du chlore, on peut toujours se dire qu’il y en a un petit peu. Donc pour l’eau du bain et de la douche, le premier critère ce n’est pas d’oxydant. C’est-à-dire on ne va pas, ce n’est pas une eau desséchante pour la peau et donc il faut au moins filtrer l’eau du bain et de la douche, enfin c’est le premier critère.

[00:13:10] Rodolphe Forget : Merci d’avoir suivi ce podcast audio. Pensez à mettre un pouce en l’air si vous avez apprécié et à vous abonner à la chaîne YouTube. Je vous dis à bientôt pour un prochain podcast.

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