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Le froid s’affirme comme traitement contre le cancer

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La technique de la cryothérapie connaît un développement rapide, en particulier pour traiter les petites tumeurs.

De petites sondes métalliques, refroidies par une circulation liquide d’azote ou d’argon, pénètrent au cœur des organes et détruisent de petites tumeurs cancéreuses ou des groupes de cellules qui perturbent le fonctionnement du cœur. Si la médecine a su depuis longtemps utiliser le froid par l’extérieur, son application à l’intérieur de l’organisme est plus récente. Il est désormais utilisé aussi souvent que le chaud dans certains troubles du rythme et prend une importance de plus en plus grande pour le traitement de certaines tumeurs, notamment lorsque la chirurgie n’est pas possible.

«Le froid offre l’avantage, par rapport au chaud, d’avoir un effet progressif», souligne le Pr Jean-Claude Deharo, cardiologue spécialisé en rythmologie au CHU de La Timone, à Marseille. «Il est possible d’interrompre son application pour éviter d’abîmer des tissus proches de la zone à traiter.» Le froid détruit toutes les cellules qu’il atteint, saines ou non: la dextérité du médecin et les outils qui lui permettent de contrôler l’application du traitement sont essentiels pour cibler son effet. Les troubles du rythme sont souvent provoqués par des petits groupes de cellules cardiaques ou vasculaires dont l’activité électrique n’est plus synchronisée avec les autres cellules. Le froid interrompt cette activité électrique avant de détruire les cellules: le médecin peut donc contrôler que les cellules qu’ils visent sont bien responsables de l’arythmie à traiter avant d’appliquer le froid profond qui les éliminera définitivement.

Des glaçons dans la cellule

La position exacte des cryosondes, qui apportent le froid jusqu’aux cellules à détruire, est toujours contrôlée en direct par imagerie: échographie, scanner ou IRM. Le froid est appliqué en plusieurs fois, pour amener les cellules à une température de -40 °C. À cette température, des glaçons se forment à l’intérieur de la cellule et peuvent la détruire. La glace qui se forme tout autour provoque un appel d’eau vers l’extérieur des cellules qui se rétractent puis gonflent à nouveau lorsqu’on les laisse se réchauffer, jusqu’à éclater. Le praticien applique donc le froid par vagues successives pour détruire des cellules sans laisser le froid s’étendre hors de la zone qu’il veut traiter.

Les débris des cellules éclatées sont ensuite éliminés par le système immunitaire, et notamment les globules blancs. Plusieurs études semblent indiquer que ce processus d’élimination des cellules détruites favorise la destruction des cellules cancéreuses restantes par le système immunitaire. En outre, le froid détruit également les petits vaisseaux sanguins qui alimentent, ce qui réduit le risque de récidive si quelques cellules cancéreuses échappent au traitement. «Le taux de récidive, pour les petites tumeurs du rein que nous traitons fréquemment dans notre service, est inférieur à 5 %», précise le Pr Éric de Kerviler, radiologue à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. «Ces récidives peuvent souvent être traitées à nouveau par la même approche.»

Lire la suite de cet article ici : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/06/06/22428-froid-saffirme-comme-traitement-contre-cancer

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